Japon: des dizaines de personnes prisonnières des eaux

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Deux personnes attendent désespérément les secours: une sur le toit de son véhicule et l'autre accrochée à un poteau électrique, à Joso.

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Harumi OZAWA
Agence France-Presse
JOSO, Japon

Les secours s'activaient vendredi matin à l'aube à Joso, ville de l'est du Japon où l'on déplore 12 disparus et des centaines de personnes bloquées depuis jeudi après le débordement soudain d'une rivière en furie à la suite de pluies diluviennes.

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La chaîne publique NHK a montré en direct dans l'après-midi la rivière Kinugawa rompant une de ses rives et lâchant une gigantesque vague boueuse à travers une partie de la ville de Joso.

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Le ballet des hélicoptères des pompiers, des gendarmes, de l'armée et des télévisions a repris au-dessus de la rivière Kinugawa, qui est sortie de son lit en rompant une rive et lâchant une déferlante sur une partie de l'agglomération de 65 000 habitants à une soixantaine de kilomètres au nord de Tokyo.

Quelque 2000 soldats, policiers et pompiers ont été dépêchés sur place vendredi matin alors que 500 sauveteurs ont continué à oeuvrer toute la nuit, selon la chaîne de télévision publique NHK.

«Au moins 12 personnes restent portées disparues ce vendredi matin, et sept autres ont été blessées», a déclaré à l'AFP un fonctionnaire de la préfecture d'Ibaraki, Hiroaki Tachi.

«Nous faisons de notre mieux pour sauver les personnes, et continuons de demander à nos administrés de rester vigilants», a-t-il ajouté.

À Kanuma, localité au nord de Joso, une femme de 63 ans a été tuée après avoir été emportée par un glissement de terrain, a précisé le fonctionnaire d'Ibaraki.

Les télévisions ont montré des images de Joso sous les eaux, avec des dizaines de personnes montant dans des embarcations de l'armée après avoir été bloquées dans un centre commercial inondé.

Sur d'autres plans, des résidents désolés marchaient dans 50 centimètres d'eau dans les rues de la localité sinistrée.

Selon la police, quelque 690 personnes attendaient toujours d'être sauvées jeudi soir à 23H00 locales, un nombre qui a pu évoluer dans la nuit, mais que n'avaient pas encore actualisé les autorités vendredi matin.

Plus de 100 000 personnes de la région ont reçu l'ordre d'évacuer leur maison alors que la pluie, qui a cessé à Tokyo plus au sud, devait encore tomber violemment sur la région du Tohoku (nord-est) vendredi, selon les prévisions de l'Agence nationale de météorologie.

Des alertes de niveau maximum restent en vigueur sur ces régions qui avaient déjà terriblement souffert du tsunami meurtrier du 11 mars 2011.

Le passage de plusieurs typhons a entraîné de très fortes précipitations sur une large partie de l'archipel depuis une semaine.



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Habitants désespérés 

D'autres habitants désespérés agitaient des serviettes pour se faire remarquer des équipes de sauvetage.

«Je vous en prie, continuez à demander de l'aide, ne désespérez pas», disait un journaliste de la NHK, chaîne dotée d'une mission de service public dans les situations de catastrophe naturelle.

La nuit tombée, les allées et venues des hélicoptères ont pris fin tandis que les soldats restaient sur place, ont indiqué les forces d'autodéfense à l'AFP.

Joso se trouve dans la préfecture d'Ibaraki, où l'Agence nationale de météorologie avait lancé une «alerte spéciale», niveau le plus élevé et rarement atteint.

Une alerte similaire avait été émise dans la province de Tochigi, où une femme de 63 ans a été tuée par une coulée de boue, selon Kyodo.

«Ces intempéries sont d'une ampleur que nous n'avons encore jamais connue», avait constaté un responsable de l'agence de météorologie, Takuya Deshimaru, lors d'une conférence de presse diffusée jeudi matin à la télévision.

Les autorités de Tochigi ont ordonné à plus de 90 000 résidents d'évacuer leur domicile et ont conseillé à 116 000 autres de le faire, a précisé la NHK.

Dans la préfecture d'Ibaraki, au moins 20 000 personnes ont reçu l'ordre de quitter leur logement.

«Nous savons que les dommages sont importants et affectent de vastes zones», a déclaré à l'AFP un responsable de la préfecture d'Ibaraki.

Les pluies torrentielles ont également eu pour effet de déverser dans l'océan de l'eau contaminée par la radioactivité à proximité de la centrale de Fukushima dévastée par le tsunami de 2011, selon un porte-parole de la compagnie Tepco.

Une femme âgée de 63 ans a été tuée après avoir été emportée par une coulée de boue dans la préfecture de Tochigi, selon l'agence Kyodo.

Au moins 16 blessés avaient déjà été déplorés mercredi au passage du typhon Etau, qui s'est éloigné au nord-ouest après avoir traversé le centre du pays.

Au moins 16 blessés avaient déjà été déplorés mercredi au passage du typhon Etau, qui s'est éloigné au nord-ouest après avoir traversé le centre du pays.

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