Mer de Chine méridionale: les critiques américaines rejetées

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Lors d'une conférence à Singapour réunissant de hauts responsables militaires, l'amiral Sun Jianguo (à droite), chef d'état-major général adjoint de l'Armée populaire de libération (ALP), a minimisé les tensions en mer de Chine méridionale, une autoroute maritime susceptible de receler d'importantes réserves pétrolières et gazières.

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Agence France-Presse
SINGAPOUR

La Chine a rejeté dimanche l'injonction des États-Unis à mettre fin à ses opérations d'aménagement en mer de Chine méridionale, faisant valoir sa souveraineté indiscutable sur les îlots de la discorde.

Lors d'une conférence à Singapour réunissant de hauts responsables militaires, l'amiral Sun Jianguo, chef d'état-major général adjoint de l'Armée populaire de libération (ALP), a minimisé les tensions en mer de Chine méridionale, une autoroute maritime susceptible de receler d'importantes réserves pétrolières et gazières.

Il répondait aux déclarations la veille du secrétaire américain à la Défense Ashton Carter estimant que la Chine n'était «pas en phase avec les règles et les normes internationales» avec ses constructions d'îles semi-artificielles dans l'archipel des Spratleys.

«La situation en mer de Chine méridionale est dans l'ensemble sereine et stable, la liberté de navigation n'a jamais été entravée», a rétorqué l'amiral Sun.

«La Chine a réalisé des travaux sur certaines îles et récifs en mer de Chine méridionale principalement dans le dessein d'améliorer le fonctionnement de ces îles et récifs et les conditions de vie et de travail des personnels qui y sont stationnés», a-t-il ajouté.

L'archipel des Spratleys, qui compte plus de 100 îlots, récifs et atolls à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines, est l'une des zones les plus disputées en raison de son importance militaire stratégique.

Les Chinois y mènent d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

L'amiral Sun a répété la position des autorités communistes selon lesquelles la souveraineté de Pékin sur ces zones est «indiscutable» et s'appuie sur des «arguments historiques et juridiques».

En outre, a-t-il souligné, la Chine joue un rôle positif en faveur «de la paix et de la stabilité de la région et du monde».

Ces chantiers de développement permettent à la Chine «de mieux assurer ses responsabilités et obligations internationales dans le domaine du sauvetage en mer, de la prévention des catastrophes et l'aide humanitaire, la recherche scientifique maritime, l'observation météorologique, la protection de l'Environnement, la sécurité de navigation, la pêche et les services», a détaillé l'amiral.

Au cours de ce même dialogue annuel du Shangri-La, les États-Unis ont assuré samedi qu'ils continueraient à envoyer des navires et avions militaires dans les zones disputées notamment par leur allié philippin.

Ashton Carter a appelé à «un arrêt immédiat et durable des travaux de remblaiement par tous ceux qui revendiquent» la souveraineté sur l'archipel.

M. Carter a reconnu que d'autres pays avaient développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan un.

«Cependant, un pays est allé beaucoup plus loin et beaucoup plus vite que n'importe quel autre. Et c'est la Chine», a-t-il affirmé.

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