États-Unis et Chine ni «alliés», ni «adversaires», selon la Défense

Les États-Unis et la Chine «ne sont pas des alliés mais n'ont pas à être des... (Photo Reuters)

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Agence France-Presse

Les États-Unis et la Chine «ne sont pas des alliés mais n'ont pas à être des adversaires», a estimé lundi à Phoenix (Arizona) le ministre américain de la Défense Ashton Carter, avant de s'envoler pour une tournée asiatique.

Les États-Unis «et d'autres pays, sont très préoccupés par certaines activités entreprises par la Chine», a déclaré M. Carter dans un discours devant l'institut universitaire John McCain, du nom du sénateur républicain, spécialiste des questions de défense.

«L'opacité de son budget de défense, ses agissements dans le cyber-espace, et son comportement» dans les conflits territoriaux en mer de Chine «soulèvent une série de questions sérieuses», a-t-il noté.

«Mais il y a des opportunités» pour «améliorer la compréhension» et «réduire le risque» avec la Chine, a ajouté M. Carter, en évoquant les accords signés par le président américain Barack Obama et le président chinois Xi Jinping à l'automne pour «renforcer la confiance» entre les deux pays.

Les États-Unis et la Chine travaillent notamment sur un accord de prévention des incidents aériens militaires, a ajouté le ministre américain qui sera à Tokyo mercredi et jeudi, et à Séoul vendredi.

La visite à Tokyo sera notamment consacrée à l'actualisation des accords de défense entre les États-Unis et le Japon, sur fond d'inquiétude dans la région face aux démonstrations de force militaire chinoises et aux conflits territoriaux en mer de Chine.

Le rééquilibrage diplomatique et militaire des États-Unis vers l'Asie, voulu par le président Obama, «contribue à créer les bonnes incitations et conditions pour encourager la Chine à respecter les règles de l'ordre international», a souligné M. Carter.

Dans le volet militaire, les États-Unis s'attachent à déconcentrer leur présence hors de leurs grandes bases traditionnelles, comme celle d'Okinawa au Japon, avec de nouveaux accords par exemple pour déployer des militaires aux Philippines et en Australie, a indiqué M. Carter.

Ils renouvellent aussi le matériel stationné dans la région pour l'adapter à l'effort militaire chinois. Celui-ci vise à empêcher, notamment par le biais d'ambitieux programmes de missiles, les forces navales étrangères de s'approcher trop près du territoire chinois en cas de conflit.

Les États-Unis prévoient à terme de déployer 60% de la flotte militaire américaine sur la façade pacifique.

Lors de son séjour au Japon, Ashton Carter doit notamment revoir la répartition des rôles entre les deux pays, élargissant le rôle du Japon qui est en train de ré-interpréter sa Constitution pacifiste pour augmenter ses possibilités d'engagement militaire.

En Corée du Sud, M. Carter devrait s'attacher à dissiper toute inquiétude sur l'intensification de la coopération militaire américano-japonaise, dans un contexte de tension entre Séoul et Tokyo sur la mémoire de la Seconde guerre mondiale.

Il faut «rassurer la Corée du Sud sur le fait qu'il n'y a pas d'intention américaine d'impliquer le Japon sans l'accord de Séoul» si un incident survient avec la Corée du Nord, a expliqué à l'AFP Sheila Smith, spécialiste de l'Asie du nord-est au Council of foreign relations.

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