Iran: appels internationaux à annuler l'exécution d'un condamné à mort

Saman Naseem, 22 ans, a été condamné à... (PHOTO AP/AMNISTIE INTERNATIONALE)

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Saman Naseem, 22 ans, a été condamné à la peine capitale en avril 2013 après avoir été reconnu coupable d'actions armées contre les Gardiens de la révolution alors qu'il avait 17 ans.

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Agence France-Presse
NICOSIE

Des organisations internationales de défense des droits de la personne ont appelé mardi l'Iran à stopper l'exécution prévue jeudi d'un Kurde iranien condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur.

Saman Naseem, 22 ans, a été condamné à la peine capitale en avril 2013 après avoir été reconnu coupable d'actions armées contre les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, alors qu'il avait 17 ans et était un membre présumé d'un mouvement rebelle kurde.

«Le temps est compté pour Saman Naseem. Le fait que l'Iran veuille exécuter un homme qui a été torturé pour confesser un crime qu'il est accusé d'avoir perpétré alors qu'il était enfant montre l'état d'injustice dans ce pays», a affirmé Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

«Il n'est pas trop tard pour stopper immédiatement l'exécution de Saman Naseem et commencer immédiatement un nouvel examen judiciaire de son dossier», a-t-elle ajouté.

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a pour sa part dénoncé «la détention et les mauvais traitements» subis par le jeune homme, qui sont une «violation des lois internationales».

«La condamnation à mort doit être immédiatement annulée et il doit bénéficier d'un procès équitable et qui suit les normes internationales», a déclaré dans un communiqué le président de la FIDH, Karim Lahidji.

Selon la FIDH, le jeune homme n'a pas eu accès à un avocat lors de son arrestation et sa condamnation était basée sur des confessions extorquées sous la contrainte.

La convention de l'ONU sur les droits de l'enfant, dont l'Iran est signataire, interdit les condamnations à mort pour les mineurs.

L'Iran est régulièrement dénoncé par les organisations internationales et l'ONU pour son application de la peine de mort, notamment pour les mineurs.

Téhéran affirme que la peine capitale, conforme à la charia (loi islamique) en vigueur en Iran depuis la révolution islamique de 1979, est prononcée après un examen approfondi.

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