Une enquête publique sur l'attentat de Sydney

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Deux otages - le gérant du café Tori Johnson, 34 ans et Katrina Dawson, une avocate de 38 ans - avaient péri lors de l'assaut des forces de l'ordre dans la nuit du 15 au 16 décembre, de même que l'auteur de l'attaque. Plusieurs autres personnes avaient été blessées.

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Agence France-Presse
SYDNEY

Une enquête publique sur la prise d'otages de Sydney par un déséquilibré islamiste au passé violent va s'ouvrir jeudi et devra déterminer les circonstances du décès de deux otages lors de l'assaut donné par la police.

Le déroulement précis des événements de Sydney n'a pas été rendu public. Les autorités ont conseillé aux survivants de ne pas raconter leur histoire avant la fin des enquêtes ouvertes sur le drame.

Le 15 décembre, Man Haron Monis, un homme d'origine iranienne au passé violent, avait séquestré 17 employés et clients du Lindt Chocolat Café, au coeur de Sydney.

Deux otages - le gérant du café Tori Johnson, 34 ans et Katrina Dawson, une avocate de 38 ans - avaient péri lors de l'assaut des forces de l'ordre dans la nuit du 15 au 16 décembre, de même que l'auteur de l'attaque. Plusieurs autres personnes avaient été blessées.

D'après des informations de presse, Monis aurait tué Tori Johnson au moment où celui-ci tentait de s'emparer de son arme, mais Katrina Dawson aurait été atteinte par les balles tirées par la police, peut-être par ricochet.

L'enquête qui s'ouvre jeudi sera conduite par un coroner, un haut fonctionnaire chargé d'enquêter sur les causes de la mort en cas de décès violent. Les témoins ne seront pas entendus le premier jour, mais un avocat chargé d'assister le coroner doit établir une liste des questions à étudier pendant le cours de l'enquête.

Le but de ces investigations est de déterminer comment les décès sont survenus, les facteurs qui y ont contribué, et d'établir s'ils auraient pu être évités.

Le ministre de l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud chargé de la police, Stuart Ayres, avait salué par avance l'ouverture de cette enquête, tout en rendant hommage à l'attitude de la police pendant le siège.

Le premier ministre Tony Abbott avait lui ordonné, quelques heures après le dénouement de la prise d'otages, des investigations pour déterminer pourquoi Monis n'était pas sous surveillance policière et pourquoi il avait obtenu la nationalité australienne. Le preneur d'otages avait en particulier posté sur l'internet des propos semblant prêter allégeance à l'organisation État islamique dans le mois ayant précédé le drame.

Les Australiens se demandent aussi pourquoi cet homme était en liberté sous contrôle judiciaire alors qu'il était inculpé de complicité de meurtre ainsi que de multiples délits à caractères sexuels.

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