Pékin restreint l'observance du ramadan au Xinjiang

Le Xinjiang compte plus de 9 millions de... (PHOTO ELIZABETH DALZIEL, ARCHIVES AP)

Agrandir

Le Xinjiang compte plus de 9 millions de Ouïghours, des musulmans turcophones.

PHOTO ELIZABETH DALZIEL, ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
PÉKIN

Les autorités chinoises ont fortement restreint pour les musulmans de la région du Xinjiang (nord-ouest) les possibilités de faire le jeûne du ramadan, des mesures dénoncées mercredi depuis l'étranger par une ONG.

Sont en particulier visés les fonctionnaires, les enseignants et les étudiants, qui se voient interdire de prendre part aux pratiques religieuses traditionnelles associées au mois sacré musulman, selon des instructions publiées par divers sites gouvernementaux.

À l'opposé, les personnes qui rompent ostensiblement le jeûne reçoivent des louanges. Un bureau gouvernemental du bassin de la rivière Tarim a ainsi publié une photo montrant ses employés musulmans en train de déjeuner samedi.

«Même si ce repas coïncidait avec la fête musulmane du ramadan, les cadres qui y ont pris part ont affiché une attitude positive», a commenté ce bureau.

Les restrictions s'appliquent non seulement aux fonctionnaires actifs, mais aussi à ceux à la retraite, a précisé un autre service officiel.

Ces mesures illustrent l'actuel durcissement de la répression conduite par les autorités communistes dans cet immense territoire, dont la première ethnie, les Ouïghours, est en bonne partie hostile à la tutelle de Pékin.

De nombreux Ouïghours dénoncent en particulier la répression culturelle et religieuse qu'ils subissent. Le Xinjiang compte plus de 9 millions de Ouïghours, des musulmans turcophones, dont une frange radicale est à l'origine de sanglants attentats ces derniers mois en Chine et au Xinjiang.

Chaque année toutefois, le régime chinois incite ses responsables communistes locaux à strictement limiter les activités religieuses du mois sacré musulman au Xinjiang, notamment le libre accès aux mosquées.

Le Congrès mondial ouïghour, basé à Munich (Allemagne) et considéré par Pékin comme une organisation «séparatiste», a prévenu que ces nouvelles «mesures coercitives, restreignant le culte religieux des Ouïghours, déboucheront sur davantage de conflits», par la voix de Dilxat Rexit, son porte-parole.

Selon la tradition musulmane, le ramadan permet aux croyants de faire l'épreuve de la privation pour songer aux pauvres et les aider.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer