ONU: la Corée du Nord pressée de mettre fin aux violations des droits de l'homme

Kim Jong-un (au centre) dirige la Corée du... (Photo AFP/ Agence KCNA)

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Kim Jong-un (au centre) dirige la Corée du Nord d'une main de fer depuis 2010.

Photo AFP/ Agence KCNA

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Agence France-Presse
GENÈVE

La Corée du Nord doit agir immédiatement pour mettre fin aux violations des droits de l'homme et crimes contre l'humanité qu'elle commet, ont déclaré jeudi des diplomates à l'ONU à Genève lors d'un examen de la situation dans ce pays.

«Nous notons avec préoccupation que (...) les violations des droits de l'homme et les crimes contre l'humanité continuent d'avoir lieu impunément» en Corée du Nord, a déclaré la représentante britannique Karen Pierce devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Comme nombre des 82 autres représentants qui ont pris la parole au cours de ces travaux, Mme Pierce s'est référée à un récent rapport établi par des enquêteurs de l'ONU et qui décrit une série de violations graves des droits de l'homme, dont des exécutions extra-judiciaires, des tortures et des violences sexuelles.

Pyongyang a rejeté catégoriquement ce rapport après sa publication. Jeudi, un diplomate nord-coréen de haut rang, Choe Myong-Nam, a répété que le document était «rempli de distorsions» et ne visait qu'à «diffamer» la Corée du Nord.

Le représentant de Pyongyang à l'ONU à Genève a souligné que des progrès avaient été réalisés en Corée du Nord dans un certain nombre de domaines depuis le dernier examen auxquels les 193 pays membres de l'ONU sont soumis tous les quatre ans.

Il a mentionné de nouvelles législations sur la protection des droits des enfants, des femmes et des handicapés, un développement des systèmes d'éducation et de santé, de nouveaux efforts pour assurer l'alimentation de la population, qui a souvent été frappée par la famine, et un programme de logement gratuit.

Mais, toujours selon le représentant nord-coréen, les efforts pour protéger et promouvoir les droits de l'homme ont été compromis par «la pression politiquement motivée et la menace militaire permanentes exercées par des forces extérieures», ainsi que par «les sanctions économiques aggravées» imposées à la Corée du Nord en raison de son programme nucléaire militaire.

Plusieurs pays ont loué les progrès de Pyongyang dans certains domaines, comme la réduction de la mortalité infantile et les récentes réunions autorisées pour des familles séparées par le conflit entre les deux Corées.

Chuandong Chen, représentant de la Chine, alliée de la Corée du Nord, a appelé la communauté internationale à traiter le pays «d'une manière équitable».

Mais la plupart des diplomates qui ont pris la parole ont exprimé leur indignation devant «les violations systématiques, fréquentes et grossières» des droits de l'homme énumérées dans le rapport de l'ONU publié en février.

«Nous sommes alarmés par l'usage largement répandu du travail forcé, dont le travail des enfants, dans les centres de détention», a ainsi déclaré devant le Conseil l'ambassadeur américain Robert King. Il a appelé Pyongyang «à reconnaître les violations des droits de l'homme commises dans le pays et à prendre des mesures immédiates pour y mettre fin».




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