Corruption en Chine: 37 000 officiels visés par des enquêtes

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Membre de la direction de la Commission nationale pour la réforme et le développement (NDRC), qui approuve tous les grands projets industriels en Chine, Liu Tienan avait été limogé en mai, après les accusations d'un grand média chinois.

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Agence France-Presse
PÉKIN

La Chine a enquêté sur 37 000 officiels soupçonnés de corruption dans plus de 27 000 affaires, entre janvier et novembre 2013, ont rapporté dimanche les médias d'État.

Sur les 27 236 dossiers traités, 12 824 représentent des «pertes pour le peuple» de 5,51 milliards de yuans (968 millions $CAN), a précisé l'agence Chine nouvelle, sans plus de précisions.

Elle citait un communiqué du Parquet populaire suprême qui n'était pas joignable dimanche.

Le procureur en chef, Cao Jianming, avait indiqué l'an dernier dans un compte-rendu au Parlement que près de 200 000 suspects avaient fait l'objet d'une enquête pour des faits présumés de corruption de janvier 2008 à août 2013.

Au total 148 931 d'entre eux ont été condamnés, soit 99,9% de ceux qui ont comparu pour répondre d'accusations de pots-de-vin ou d'abus divers.

En Chine le système judiciaire est sous le strict contrôle du Parti communiste chinois (PCC) et, dans les affaires de corruption particulièrement, les juges ne se risquent pas à contester les accusations formulées par le parti unique.

La nouvelle direction communiste a promis d'être inflexible face à la corruption qui ronge le Parti-État chinois et a lancé une campagne qui frappe y compris les hautes sphères du pouvoir.

Cette opération s'opère toutefois dans une grande opacité et se nourrit moins de considérations morales que des luttes de tendances, selon les analystes.




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