Le Conseil de Sécurité impose de nouvelles sanctions à Pyongyang

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La résolution du Conseil, proposée par plusieurs pays (dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et la France) et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques.

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Agence France-Presse
New York

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'imposer une nouvelle série de sanctions, notamment financières, à la Corée du Nord, en réaction au troisième essai nucléaire mené en février par Pyongyang.

 

 

La résolution du Conseil, proposée par plusieurs pays (dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et la France) et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, s'efforce de tarir les sources de financement utilisées par Pyongyang pour nourrir ses ambitions militaires et balistiques. Elle met sous surveillance les diplomates nord-coréens et élargit une liste noire de particuliers et entreprises soumis à des gels d'avoirs ou à des interdictions de voyager.

Elle définit plus précisément une série de produits de luxe que les dignitaires du régime communiste ne seront pas autorisés à se procurer et rend obligatoires des inspections de cargaisons suspectes en provenance ou à destination de la Corée du Nord.

Les 15 pays membres du Conseil manifestent «la plus grande inquiétude» face au dernier essai nucléaire nord-coréen mené le 12 février, le troisième après ceux de 2006 et 2009. Ils se disent prêts à prendre «d'importantes mesures supplémentaires», non précisées, si Pyongyang procède à un nouveau test de bombe atomique ou à un nouveau tir de fusée.

Des sanctions qui vont «frapper dur»

Les nouvelles sanctions imposées à la Corée du Nord «vont frapper dur» le régime communiste, a estimé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice.

Soulignant que la résolution 2094 adoptée jeudi prévoyait des «sanctions financières sévères», elle a estimé que «ces sanctions combinées vont frapper et frapper dur», en «accentuant l'isolement de la Corée du Nord». «Défier la communauté internationale va coûter plus cher aux dirigeants nord-coréens», a-t-elle ajouté.

Sans attendre le vote à l'ONU, la Corée du Nord a poursuivi l'escalade verbale, accusant les États-Unis de vouloir déclencher une guerre atomique et a menacé Washington d'une frappe nucléaire «préventive».

Pyongyang avait déjà fait monter la tension mardi en menaçant de dénoncer l'accord d'armistice mettant fin à la guerre de Corée en 1953.

Les précédents tirs de fusée ou de missiles et essais nucléaires de la Corée du Nord lui ont déjà valu une série de sanctions internationales depuis 2006.

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