Kim Jong-Un «ne veut pas la guerre», dit Dennis Rodman

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Le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un et l'ancien joueur de la NBA Dennis Rodman.

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Agence France-Presse
Washington

La vedette américaine du basket Dennis Rodman a défendu dimanche sur une chaîne de télévision américaine son récent voyage en Corée du Nord, affirmant que le dirigeant Kim Jong-Un, décrit comme « un ami », ne voulait pas la guerre, mais un simple appel téléphonique de Barack Obama.

Interrogé par ABC sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord, Dennis Rodman a répondu qu'il n'était « pas un diplomate ». « Je ne fais pas son apologie, je n'excuse pas ce qu'il fait », s'est-il défendu.

Mais il a répété que Kim Jong-Un était un « ami ». Il a affirmé que le fils de l'ancien dictateur Kim Jong-Il, décédé fin 2011, lui avait dit : « Je ne veux pas faire la guerre ». « Il veut qu'Obama fasse une chose, l'appeler », a-t-il confié.

La Maison-Blanche a réagi dimanche par la voix du porte-parole du Conseil national de sécurité, Caitlin Hayden.

« Les États-Unis ont des canaux directs de communication avec la RPDC (République populaire démocratique de Corée, NDLR) », affirme-t-elle dans un communiqué. « Nous avons exhorté les dirigeants nord-coréens à tenir compte des appels du président Obama à emprunter la voie de la paix et à se conformer à leurs obligations internationales ».

Mais la Maison Blanche souligne que par ses actions, la Corée du Nord viole les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et « menace la paix et la sécurité internationales ».

« Au lieu de dépenser de l'argent à organiser des événements sportifs, le régime nord-coréen devrait se concentrer sur le bien-être de son peuple », dit enfin le communiqué, en écho aux propos du porte-parole du département d'État, Patrick Ventrell.

Celui-ci, après un match organisé jeudi par Pyongyang en présence de Dennis Rodman, avait déclaré : « Le régime dépense à l'évidence de l'argent pour offrir nourriture et vin à des visiteurs étrangers alors qu'il devrait nourrir son propre peuple ».

Le basketteur avait assisté à un match avec les Harlem Globetrotters aux côtés du numéro un nord-coréen, qu'il a qualifié de « gamin super » et d'« ami pour la vie », provoquant de vives critiques et une certaine incompréhension après les déclarations belliqueuses de Pyongyang et son 3e essai nucléaire en février.

L'ancien membre des Chicago Bulls a déclaré sur ABC que Kim Jong-Un était « très modeste », mais qu'il aimait le « pouvoir », le « contrôle ».

Il s'est aussi plu à défendre le potentiel diplomatique du basket : « Il adore le basket. Je lui ai dit qu'Obama adorait aussi le basket. Commençons par ça ».

Le jeune Kim Jong-Un, éduqué en Suisse, serait un admirateur des Chicago Bulls. Alors que son âge exact n'est pas connu de façon certaine, Rodman a affirmé qu'il avait 28 ans.

La Corée du Nord et les États-Unis, allié de son voisin du Sud, n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

« Ce que j'ai fait est historique », s'est vanté le basketteur. « Je vais y retourner », a-t-il promis.

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