La fusée nord-coréenne prête à décoller

La fusée n'a pas quitté son pas de... (Photo: David Guttenfelder, AP)

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La fusée n'a pas quitté son pas de tir jeudi sur la base de Tongchang-ri (nord-ouest) dans l'intervalle de temps annoncé et le lancement ne devait désormais pas intervenir avant vendredi, selon Séoul.

Photo: David Guttenfelder, AP

 

Gilles Campion
Agence France-Presse
Pyongyang

La Corée du Sud, le Japon et les Philippines étaient en alerte maximale jeudi face au lancement imminent d'une fusée nord-coréenne condamné par la communauté internationale, qui fustige un tir d'essai déguisé de missile balistique en infraction des résolutions de l'ONU.

La Corée du Nord a annoncé son intention de lancer une fusée Unha-3 entre le 12 et le 16 avril, entre 7h et 12h, heure locale (18h et 23h la veille, heure de Montréal), afin de placer en orbite un satellite d'observation terrestre.

La fusée n'a pas quitté son pas de tir jeudi sur la base de Tongchang-ri (nord-ouest) dans l'intervalle de temps annoncé et le lancement ne devait désormais pas intervenir avant vendredi, selon Séoul.

Ce projet coïncide avec le centième anniversaire de naissance du fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il-sung, né le 15 avril 1912 et décédé en 1994.

Des avions de chasse ont survolé jeudi la capitale Pyongyang où se tiendront dimanche de grandioses festivités sous la houlette de Kim Jong-un, héritier de l'unique dynastie communiste de l'Histoire.

Petit-fils de Kim-Il sung, Jong-un a succédé à son père Kim Jong-il, décédé le 17 décembre, afin de conduire la Corée du Nord, isolée et paupérisée, sur la voie d'«un État puissant et prospère».

Le régime affirme que le satellite est à usage civil, mais les États-Unis et leurs alliés sud-coréen et japonais le soupçonnent de préparer un essai de missile balistique.

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a accusé Pyongyang mercredi à Washington de violer «de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

Pyongyang ouvre ses portes aux journalistes

La Corée du Nord a invité des dizaines de correspondants étrangers -officiellement entre 150 et 200- à Tongchang-ri et un grand écran a été installé à Pyongyang dans un centre de presse international flambant neuf pour permettre, apparemment, aux journalistes de suivre le tir en direct.

La Corée du Sud, le Japon et les Philippines étaient en alerte jeudi face au lancement imminent de la fusée dont la trajectoire devait survoler ou approcher leurs territoires.

Le premier étage doit tomber en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule coréenne, et le deuxième étage à l'est des Philippines, en survolant une partie des îles d'Okinawa (sud du Japon).

«Nous sommes préparés à toute éventualité», a déclaré le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, devant des journalistes.

La Corée du Sud comme le Japon se sont dits prêts à abattre la fusée si nécessaire.

Le gouvernement philippin a de son côté ordonné aux compagnies aériennes d'éviter une zone qui pourrait être affectée par la chute de débris, modifiant les trajets empruntés par une vingtaine de vols.

Le régime a installé cette semaine le jeune Kim Jong-Un aux plus hautes fonctions de l'État communiste.

Âgé de moins de trente ans, Kim Jong-un a été désigné «premier secrétaire» du parti unique, le Parti du Travail de Corée (PTC), et «président» de sa puissante Commission militaire centrale.

Il jouissait déjà du titre de commandant suprême des forces armées nord-coréennes, fortes de 1,2 million d'hommes (sur 24 millions d'habitants), et qui possèdent un embryon d'arsenal nucléaire.

Il pourrait aussi être propulsé à la tête de la Commission nationale de Défense, un organe dirigeant le pays au nom de la doctrine du «Songun» qui donne la priorité à l'armée.

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