La peine de mort souvent imposée injustement, selon Ban Ki-moon

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Ban Ki-Moon au cours d'un discours prononcé à Hambourg.

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Associated Press

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, estime que la peine capitale dans les cas de terrorisme est souvent imposée après des procès injustes par des tribunaux spéciaux, portant atteinte aux droits de la personne.

M. Ban a déclaré lundi à l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort que les pays allaient mieux contrer les menaces terroristes en maintenant la règle de droit dans les cas d'extrémisme violent.

Des individus accusés de terrorisme sont passibles de la peine capitale dans 65 pays du monde, mais selon le secrétaire général, «l'expérience a démontré que l'imposition de la peine de mort à des terroristes sert de propagande à leur mouvement en créant de présumés martyrs».

Il a également mis en garde les pays qui bafouent la liberté d'expression par des mesures antiterroristes.

M. Ban a affirmé que les manifestations pacifiques et les critiques envers le gouvernement «ne constituent manifestement pas des crimes ou des actes terroristes».

Haïti: nécessité d'une «réaction majeure»

Une importante mobilisation de la communauté internationale est nécessaire en Haïti pour faire face à l'ampleur des destructions causées par l'ouragan Matthew, a indiqué par ailleurs lundi le secrétaire général des Nations unies.

Au moins 1,4 million de personnes ont besoin d'une assistance d'urgence, plus de 300 écoles ont été endommagées tandis que des cultures et des réserves alimentaires ont été détruites, a relevé Ban Ki-Moon.

«Une réaction majeure est nécessaire», a-t-il déclaré à des journalistes.

Les Nations unies ont lancé lundi un appel d'urgence pour collecter 120 millions de dollars destinés à couvrir les besoins de Haïti, pays le plus pauvre de la Caraïbe, pendant les trois prochains mois.

«Certaines villes et villages ont presque été entièrement rayés de la carte», a souligné M. Ban. «Ces chiffres et les besoins augmentent à mesure que davantage de régions touchées deviennent accessibles».

Le dernier bilan de la protection civile haïtienne faisait état lundi matin d'au moins 372 morts.

«Je lance un appel à la communauté internationale pour qu'elle fasse preuve de solidarité et de générosité, et qu'elle travaille conjointement de manière efficace pour faire face à cette urgence», a ajouté le responsable onusien.

L'ouragan Matthew a frappé la côte méridionale d'Haïti le 4 octobre, en catégorie 4 sur une échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq. Il soufflait alors à 230 km/h.

Formé au large du Venezuela, il a traversé la mer des Caraïbes et affecté la Colombie, la Jamaïque, Cuba, la République dominicaine (au moins quatre morts), les Bahamas et enfin les États-Unis (au moins 20 morts). Il a été rétrogradé dimanche en tempête post-cyclonique.

- AFP

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