L'école reste moins accessible aux filles dans plus de la moitié des pays

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Une filette indigène dans une école de Manaure, en Colombie, en septembre dernier.

Photo Fernando Vergara, AP

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Associated Press
Paris

Plus de la moitié des pays au monde n'ont pas atteint la parité pour l'éducation des filles et des garçons à l'école primaire et secondaire, selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

L'agence onusienne a étudié l'évolution de l'éducation des jeunes filles depuis l'année 2000, lorsque 164 pays s'étaient entendus sur des cibles communes dans ce domaine.

Bien que 62 millions de filles n'ont toujours pas droit à l'éducation, le nombre de filles hors de l'école a fléchi de 52 millions depuis les 15 dernières années, selon l'UNESCO. Le nombre de pays qui ont atteint la parité des sexes a grimpé tant pour l'école secondaire que pour l'école primaire, passant de 36 à 62 entre 2000 et 2015.

Les mariages des enfants constituent le principal obstacle à l'éducation des filles. Selon les statistiques de l'UNESCO, en 2012, presque une femme sur cinq s'était mariée alors qu'elle avait entre 15 et 19 ans.

Le rapport de l'agence a aussi insisté sur le manque « flagrant » d'avancées des femmes adultes quant à l'alphabétisation. En 2015, environ 481 millions de femmes âgées de 15 ans et plus éprouvaient des problèmes quant à leurs compétences de base sur ce plan.

Le rapport recommande aux gouvernements de recruter, de former et de soutenir des professeurs pour s'attaquer aux inégalités entre les sexes. L'UNESCO incite également les dirigeants à abolir les frais de scolarité et à couvrir les coûts des livres, des uniformes et du transport.

« Scolariser les filles, c'est scolariser une nation. Cela entraîne des répercussions qui changent le monde incontestablement pour le mieux. Nous nous sommes récemment donné des objectifs ambitieux à atteindre pour un avenir viable. Le succès de cet effort n'est tout simplement pas possible sans avoir des filles, de jeunes femmes et des mères éduquées et autonomisées », a déclaré la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, dans un communiqué.

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