De l'anthrax envoyé par erreur dans des dizaines de laboratoires

Les échantillons d'anthrax circulaient entre laboratoires militaires et... (Photo: AP)

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Les échantillons d'anthrax circulaient entre laboratoires militaires et civils dans le cadre des programmes de mise au point de tests pour déceler le bacille, qui peut être utilisé comme arme bactériologique.

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Robert Burns
Associated Press
Washington

Le problème d'envoi accidentel de poudre d'anthrax possiblement actif au cours des dix dernières années s'est avéré plus grave que les premières estimations des autorités. Au moins 51 laboratoires des États-Unis, du Canada, de l'Australie et de la Corée du Sud auraient reçu par inadvertance la substance active, a affirmé le département de la Défense, mercredi, en conférence de presse.

Ces chiffres sont donc deux fois plus élevés que ceux avancés par le Pentagone la semaine dernière. Le secrétaire adjoint à la Défense, Robert Work, a martelé que la santé publique n'avait été exposée à aucun risque. Il a affirmé que l'anthrax avait été envoyé dans des concentrations si basses et dans des contenants si sécuritaires qu'il était pratiquement certain que le risque était de zéro pour quiconque à l'extérieur des 51 laboratoires.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont lancé tout de même une enquête. M. Work avait déjà ordonné la révision complète des procédures de laboratoires visant à désactiver l'anthrax utilisé pour des fins de recherche.

De nouvelles informations arrivent au compte-goutte presque quotidiennement depuis que le département de la Défense a reconnu le problème, mercredi dernier.

La substance provenait du Dugway Proving Ground, dans l'Utah. L'anthrax aurait normalement dû être rendu inerte avant d'être expédié vers des laboratoires, mais cela n'a apparemment pas été fait. Impossible de savoir pourquoi les procédures déjà bien établies ont échoué, du moins pour certaines bactéries.

Cela prendra plusieurs jours pour le décompte final de toutes les fioles envoyées par erreur, a dit l'armée, mercredi, lors de la conférence de presse au Pentagone.

Le problème a pris de l'ampleur, et touche désormais au moins deux laboratoires au Manitoba et en Alberta.

«Nous allons trouver d'autres laboratoires, nous allons trouver d'autres lots, a dit la directrice des programmes de défense biologique et chimique de l'armée, Franca Jones. Mais je ne crois pas que nous allons découvrir qu'il y a 1000 laboratoires un peu partout qui ont reçu la substance.»

Dimanche, de passage en Asie, le secrétaire à la Défense Ash Carter a reconnu qu'il s'agissait d'un «incident regrettable». Son département s'assurera que la santé publique ne soit pas affectée, a-t-il dit, ajoutant qu'il ferait tout pour que cela ne se reproduise pas.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont annoncé la semaine dernière que quatre employés de laboratoires du Delaware, du Texas et du Wisconsin avaient reçu la recommandation de prendre des antibiotiques par mesure de précaution - même s'ils n'étaient pas malades.

Des représentants des États-Unis à la base aérienne d'Osan en Corée du Sud ont affirmé pour leur part que 22 personnes avaient été examinées après avoir été possiblement exposées à la substance toxique.

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