G20: Trudeau va «pousser» pour une mention de l'Accord de Paris

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Canada «va pousser» pour que le communiqué du sommet du G20 fasse mention de l'Accord de Paris sur le climat, a assuré mardi le premier ministre Justin Trudeau.

«Notre engagement envers la lutte aux changements climatiques et l'Accord de Paris devrait être dans le communiqué final du G20», a-t-il tranché en marge d'une annonce sur la colline du Parlement, à Ottawa.

«Cela a toujours été la position du Canada, et cela continuera à l'être», a-t-il insisté.

Car le monde «s'en va dans cette direction-là» - et par ailleurs, lors du dernier sommet du G7 de Taormine, en Sicile, en mai dernier, six chefs d'État se sont «assurés que ce soit dans le communiqué», a fait valoir Justin Trudeau.

Et en juillet, du côté de Hambourg, «on va pousser pour que ce soit dans le communiqué du G20 aussi, parce que nous savons que le leadership que le Canada peut démontrer ici, chez nous, et à l'international, continue d'être important», a-t-il enchaîné.

Le premier ministre réagissait à un texte du magazine allemand Der Spiegel voulant qu'il ait demandé à la chancelière allemande Angela Merkel d'exclure toute référence à l'accord pour éviter de vexer le président des États-Unis, Donald Trump.

Lors de la période de questions en Chambre, lundi, le premier ministre avait affirmé en réponse à une question du chef néo-démocrate Thomas Mulcair qu'il n'avait pas demandé telle chose à la dirigeante de l'Allemagne lors de leur entretien téléphonique, mardi passé.

Le bureau du premier ministre a réclamé au Der Spiegel d'apporter une «correction» au texte paru vendredi dernier, soutenant que ce qui est rapporté dans l'article (concernant ce qui a été dit au téléphone) était «faux».

Les auteurs du texte n'ont pas accédé à cette demande.

Ils maintiennent, dans une version mise à jour mardi, que «des sources au sein du gouvernement à Berlin» leur ont affirmé que Justin Trudeau avait suggéré à son homologue allemande de «retirer les références au traité de Paris de la déclaration du G20 à Hambourg».

«Cela permettrait de faire en sorte que le président américain Donald Trump signe la déclaration prévue sur l'énergie», poursuivent les trois coauteurs.

Le sommet du G20, le groupe qui réunit les 20 premières puissances mondiales, se tiendra les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

Il s'agira du premier forum international à se tenir depuis que le locataire de la Maison-Blanche a annoncé que son pays se retirait de l'accord international sur le climat paraphé en décembre 2015 par 195 pays.

Il ne l'avait pas encore fait lors du sommet du G7, en mai dernier, mais le forum s'était malgré tout terminé en queue de poisson, la position de Washington en matière de climat ayant donné lieu à des échanges «très difficiles», avait pesté Mme Merkel.

La chancelière sortante, qui fera face à l'électorat allemand en septembre prochain, avait durci le ton face à l'allié américain au lendemain de la rencontre, appelant les Européens à «prendre leur destin en main» compte tenu de la situation actuelle de l'autre côté de l'Atlantique.




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