Des leaders religieux appellent à ne plus investir dans les énergies fossiles

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Dans une déclaration publiée jeudi, plus de 200 leaders religieux - chrétiens, musulmans, bouddhistes, sikhs ou encore hindous -, dont le dalaï-lama, exhortent leurs communautés à « s'engager plus en se retirant des énergies fossiles et en investissant dans les renouvelables ».

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Agence France-Presse
MARRAKECH

Des dignitaires religieux comme le dalaï-lama ou Desmond Tutu ont appelé à la fin des investissements dans les énergies fossiles, dans une déclaration publiée jeudi à Marrakech en marge de la conférence de l'ONU sur le climat.

Dans la perspective d'un accord à Paris fin 2015, de nombreuses institutions et personnalités de toutes religions avaient appelé à rejoindre la lutte contre le réchauffement, enjeu de développement et d'équité.

Dans une nouvelle déclaration publiée jeudi, plus de 200 leaders religieux - chrétiens, musulmans, bouddhistes, sikhs ou encore hindous - exhortent leurs communautés à « s'engager plus en se retirant des énergies fossiles et en investissant dans les renouvelables ».

Parmi les signataires de cette « déclaration interconfessionnelle de la COP22 » figurent le dalaï-lama, l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, le prélat argentin et chancelier de l'Académie pontificale des sciences sociales Marcelo Sanchez Sorondo, le pasteur norvégien et secrétaire général du Conseil oecuménique des églises Olav Fykse Tveit.

« Recourir aux énergies fossiles et autres industries minières, en ayant conscience des dégâts qu'elles génèrent, n'est pas tenable éthiquement », souligne le texte.

« Ensemble nous appelons les fonds souverains comme les fonds de pension du secteur public à un changement collectif, pour qu'ils se détournent des énergies fossiles et privilégient des solutions favorables au climat ».

Cela « enverra un signal aux emprunteurs et investisseurs et contribuera à mettre un terme à l'ère des énergies fossiles », estiment les responsables, qui appellent aussi les États à renforcer « rapidement » leurs mesures contre les gaz à effet de serre pour que le monde reste sous la barre du +1,5 °C de réchauffement.

À cette occasion, une ONG musulmane, la Société islamique d'Amérique du Nord (ISNA), a fait savoir qu'elle retirait ses propres actifs de ce secteur, sans plus de précisions. Il s'agit de la première institution musulmane à faire une telle annonce, souligne l'ONG environnementale GreenFaith.

« Selon les enseignements les plus fondamentaux de l'islam, les hommes sont les gardiens de la Terre », a dit Azhar Aziz, président de l'ISNA. « Investir dans des compagnies (pétrolières, gazières ou de charbon), dont les activités et le produit causent des dommages aussi graves à l'humanité et à la création, va à l'encontre de la mission de l'ISNA ».

À Paris, la communauté internationale s'est engagée à agir pour tenir la limite de +2 °C voire +1,5 °C. À Marrakech, les négociateurs tentent de s'accorder sur les règles qui permettraient de concrétiser ce pacte.

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