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Le Québec «pas prêt» à exploiter le pétrole dans le Golfe, disent des scientifiques

«L'un des gros problèmes, c'est l'hiver,  explique Dany... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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«L'un des gros problèmes, c'est l'hiver,  explique Dany Dumont, océanographe à l'Institut des sciences de la mer de l'Université de Rimouski. C'est un immense point d'interrogation. On ne sait pas comment le pétrole se propage dans la glace. On ne peut pas voir les nappes sous la glace, et on ne peut pas pomper de la glace. Qu'est-ce qu'on fait ? On attend au printemps, et pendant ce temps le pétrole parcourt des milliers de kilomètres ?»

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

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(Rimouski) Un nouveau regroupement de scientifiques de tous horizons appelé « Notre Golfe »  tiendra sa première réunion officielle vendredi matin. Et son message est clair : le Québec n'est pas prêt à exploiter les hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent.

«Il y a un consensus scientifique, tout le monde dit la même chose : nous sommes très loin d'avoir les connaissances nécessaires, actuellement, pour se lancer dans l'exploitation du pétrole dans le golfe du Saint-Laurent», a affirmé à La Presse Philippe Archambault, codirecteur du groupe, en marge d'un colloque au congrès de l'ACFAS, à Rimouski. 

Le groupe compte autant des océanographes que des sociologues et des juristes. «Nous voulons réfléchir à la façon de se faire entendre dans ce débat. La discussion est beaucoup basée sur des opinions et des idéologies. Nous voulons que les faits scientifiques prévalent», a dit M. Archambault. 

Des océanographes ont affirmé hier que les connaissances actuelles sur les courants marins ne permettent pas de prédire comment se déplaceraient les nappes de pétrole en cas de déversements. 

«L'un des gros problèmes, c'est l'hiver,  explique Dany Dumont, océanographe à l'Institut des sciences de la mer de l'Université de Rimouski. C'est un immense point d'interrogation. On ne sait pas comment le pétrole se propage dans la glace. On ne peut pas voir les nappes sous la glace, et on ne peut pas pomper de la glace. Qu'est-ce qu'on fait ? On attend au printemps, et pendant ce temps le pétrole parcourt des milliers de kilomètres ? Il faut se poser ces questions - surtout que des déversements, il va y en avoir.»

Des biologistes ont aussi mentionné que le golfe et l'estuaire abritent plusieurs écosystèmes différents, et qu'on ne connaît pas leur capacité à réagir à une éventuelle contamination. Sans compter les impacts sur les 200 000 personnes qui habitent la région, en plus des effets sur la pêche, le transport et le tourisme. 

«En Norvège, il y a eu de 10 à 20 ans de mise en commun des connaissances avant d'aller de l'avant avec l'exploitation pétrolière, dit Dany Dumont. On demande de peser sur pause, ici, le temps de mener des études sérieuses qui sont absolument nécessaires.»

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