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Oléoducs, centre de compostage, BPC: le ministre Blanchet fait le point

Près de 1200 litres d'huile ont été déversés... (Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Près de 1200 litres d'huile ont été déversés sur le terrain de l'entreprise Reliance à Pointe-Claire.

Photo Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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(Bureau de Québec) Aux prises avec plusieurs dossiers chauds dans les derniers jours, le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a fait le point hier dans une interview exclusive avec La Presse.

Oléoduc Enbridge: vers une commission parlementaire?

Le printemps dernier, le gouvernement péquiste projetait d'organiser une commission parlementaire, et non une audience du BAPE, pour étudier l'oléoduc d'Enbridge. C'était à tout le moins «le principal scénario envisagé", révèle M. Blanchet. Ce projet doit inverser le flux de l'oléoduc 9B pour acheminer du pétrole de l'Ouest aux raffineries de Montréal-Est.

La commission demeure «un des scénarios envisagés», mais aucune décision n'a encore été prise. «La discussion reste à faire», explique le ministre. Il avoue que la tragédie à Lac-Mégantic n'est «pas étrangère» à sa volonté de poursuivre la réflexion. Le danger du transport par train «va colorer la réflexion sur l'alternative qu'est l'oléoduc», a-t-il dit. L'Office national de l'énergie, un organisme fédéral, doit terminer sa propre consultation cet automne.

Les environnementalistes réclament de Québec une audience du BAPE. «Ce n'est pas dans les principaux scénarios étudiés», répond le ministre. L'oléoduc est de juridiction fédérale et l'infrastructure existe déjà. Le projet s'éloigne donc du mandat du BAPE, soutient-il.

À ce projet d'oléoduc s'ajoute celui de TransCanada, un mégapipeline qui s'étirerait de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick et qui nécessiterait de nouvelles infrastructures.

En plus de l'étude spécifique des projets, M. Blanchet promet de faire «une réflexion plus large sur le transport du pétrole et des matières dangereuses».

Compostage à Saint-Michel: trouver un autre site est possible

Le ministre Blanchet ne croit pas qu'il faudra attendre cinq ans pour trouver un autre site de compostage, comme s'en plaint la Ville de Montréal. «Une volonté articulée permettra d'identifier un autre site beaucoup, beaucoup plus vite», a-t-il dit.

La présidente du comité exécutif de la Ville, Josée Duplessis, l'accuse de s'être immiscé dans la campagne électorale montréalaise en retirant jeudi son appui au site du Complexe environnemental Saint-Michel. «C'est un projet fait dans le cadre d'un programme du ministère de l'Environnement», a répliqué le ministre. Il dit avoir réagi au refus social exprimé par plusieurs citoyens et élus locaux. Et il ajoute que la position du candidat à la mairie Denis Coderre, qui s'est attribué le mérite de la décision, n'a rien changé. «Il n'a aucune influence sur notre ministère, qui travaille déjà sur ce dossier depuis beaucoup plus longtemps que lui», a-t-il cinglé.

M. Blanchet se dit «très confiant» que le fédéral ne retirera pas son financement en attendant qu'on trouve un nouveau site.

BPC à Pointe-Claire: Reliance se soumet aux conditions de Québec

Nouveau rebondissement dans le dossier des BPC entreposés illégalement à Pointe-Claire. Reliance a finalement accepté in extremis de se soumettre aux conditions de Québec. Le ministère de l'Environnement avait émis une ordonnance et était prêt à prendre le contrôle du site hier matin pour se débarrasser des BPC et nettoyer les sols contaminés par le déversement de 1200 litres d'huile.

M. Blanchet y voit un élément positif: si Reliance continue de répondre aux conditions du Ministère, les contribuables ne paieront pas les «quelques millions» que devrait coûter le nettoyage.

Reliance doit déposer d'ici cinq jours son plan pour sécuriser et décontaminer le site. Ce délai est «le plus court imaginable» sans violer les droits de l'entreprise et lui donner des munitions, dit le ministre.

Il y aura ensuite deux possibilités. La première: le ministre rejette ce plan. Il peut le faire sans s'adresser aux tribunaux ni même signer de décret. Québec prendrait alors le contrôle du site puis saisirait une hypothèque légale sur les actifs de l'entreprise pour se faire rembourser le nettoyage. Deuxième possibilité: le plan est accepté. «Mais alors, on sera dans leurs bottes durant tous les travaux», assure-t-il.

«Dans l'intervalle, il y a une présence policière et une agence de sécurité", indique M. Blanchet. La facture des policiers sera envoyée à l'entreprise. Québec continue aussi d'accumuler des preuves qui pourraient servir dans une possible poursuite pénale.

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