Nus piratés: Jennifer Lawrence dénonce un «crime sexuel»

Jennifer Lawrence en janvier dernier.... (Photo: archives AFP)

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Jennifer Lawrence en janvier dernier.

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Agence France-Presse
New York

L'actrice américaine Jennifer Lawrence raconte pour la première fois publiquement son choc et sa colère après avoir découvert fin août que des photos privées d'elle, dénudée, avaient été piratées et circulaient sur les réseaux sociaux, une violation qu'elle associe à «un crime sexuel».

«C'est mon corps, cela devrait être mon choix, et le fait que ce ne soit pas mon choix est absolument dégoûtant», a-t-elle déclaré au magazine Vanity Fair, dont l'édition de novembre sort mercredi en ligne. «Je ne peux même pas croire que nous vivons dans un tel monde», ajoute-t-elle.

«Ce n'est pas un scandale, c'est un crime sexuel», estime la comédienne. «C'est une violation sexuelle. C'est dégoûtant. Il faut changer la loi, et nous devons changer. C'est pour cela que ces sites internet sont responsables».

«Le fait que je sois un personnage public, le fait que je sois une actrice ne veut pas dire que j'ai demandé ça», souligne-t-elle encore.

Jennifer Lawrence était l'une des actrices visées par ce piratage de photos privées, récupérées sur iCloud, les comptes de stockage à distance d'Apple. Ces photos ont été diffusées en deux vagues, fin août et mi-septembre.

Parmi les autres victimes ont été citées notamment Avril Lavigne, Gabrielle Union, Hayden Panettiere, Hilary Duff, Jenny McCarthy, Kate Upton, Kate Bosworth, Mary-Kate Olsen et Kim Kardashian.

«Le simple fait que quelqu'un soit sexuellement exploité et violé, et la première idée qui vient à l'esprit de certains est d'en faire un profit. Cela me dépasse tellement. Je ne peux pas imaginer être détachée à ce point de l'humanité», insiste Jennifer Lawrence.

La comédienne explique aussi avoir «eu peur. Je ne savais pas comment cela allait affecter ma carrière».

Ces photos avaient été prises à l'origine pour son petit ami de l'époque qui vivait loin, précise-t-elle.

Après avoir découvert les fuites, elle a eu envie d'écrire un communiqué. «Mais tout ce que j'essayais d'écrire me faisait pleurer ou me mettait en colère».

Plus d'une dizaine de célébrités de Hollywood victimes de ces fuites ont menacé d'attaquer Google en justice, l'accusant de ne pas avoir fait assez pour les arrêter.

Dans une récente lettre à Google publiée par la revue spécialisée Hollywood Reporter, Marty Singer, l'un des plus puissants avocats de stars, a averti qu'il envisageait de demander pour ces célébrités plus de 100 millions de dollars de dommages et intérêts.

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