Coco, une lettre d'amour au Mexique signée Pixar

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Frankie Taggart
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO

Le studio est connu pour ses films sur les monstres, les animaux ou les jouets, mais la première oeuvre originale Pixar à sortir depuis l'élection de Donald Trump sera une lettre d'amour très humaine au Mexique.

La trame de Coco s'appuie sur la traditionnelle fête des morts, le Dia de los muertos, et devrait sortir environ douze mois après le scrutin présidentiel du 8 novembre, remporté par le magnat de l'immobilier, qui a fait une campagne marquée par des thèmes anti-immigration et traité les Mexicains de violeurs et trafiquants de drogue.

«Nous le créons pour le monde et nous espérons qu'il aura une influence positive dans le monde», a expliqué à l'AFP le réalisateur de Coco Lee Unkrich, un vétéran de Pixar qui a mis en scène deux films de la saga Toy Story.

«Mais pour le Mexique en particulier, nous le voyons un peu comme une lettre d'amour», ajoute-t-il depuis le siège du studio, où un groupe de journalistes a pu découvrir en avant-première des images du film.

Avec les voix d'Anthony Gonzalez et de vedettes comme Gael Garcia Bernal (Mozart in the Jungle) et Benjamin Bratt (Doctor Strange), Coco suit un jeune musicien mexicain de 12 ans qui voyage vers le Pays des morts pour retrouver ses ancêtres.

Coco a été devancé sur le thème de la Fête des morts par La légende de Manolo, dessin animé de la Fox sorti en 2014 et qui a engrangé près de 100 millions de dollars de recettes dans le monde, doublant son budget de production.

Le 19e film de Pixar s'inscrira dans une filmographie au remarquable succès: 11 milliards de dollars au box-office et 13 Oscars accumulés depuis Toy Story, sorti en 1995 et premier long métrage au monde entièrement généré sur ordinateur.

L'origine de la société remonte à 1979 chez Graphics Group, la division numérique de Lucasfilm, la société du créateur de Star Wars George Lucas.

Concepts totalement nouveaux

John Lasseter, légendaire patron de la division de longs-métrages de Pixar, intègre Graphics Group en 1983 avant son rachat trois ans plus tard par le fondateur d'Apple Steve Jobs, qui lui donne son célèbre nom.

Après une série de courts métrages applaudis, le studio se lance dans les «longs» et s'allie à Disney pour produire Toy Story, plus gros succès en salles de l'année 1995 (374 millions de dollars dans le monde).

Steve Jobs a ensuite installé la société en 2000 sur un campus de 9 hectares à Emeryville, près de San Francisco, où tout a été pensé pour stimuler la créativité des quelque 600 employés (piscine extérieure d'eau salée, terrain de football, bâtiment à l'architecture moderniste ambitieuse...).

Pixar avait déjà gagné des Oscars du meilleur film d'animation pour Le monde de Nemo ou Les indestructibles quand Disney l'a racheté pour 7,4 milliards de dollars en 2006.

Le studio a raflé une série d'autres statuettes dorées pour Ratatouille, WALL-E, Là-haut et plus récemment Vice Versa, même s'il a eu quelques accidents de parcours: Cars 2»(2011) a été considéré comme un échec créatif et éreinté par les critiques, tandis que les recettes du Voyage d'Arlo l'an dernier n'ont pas couvert les coûts de production.

Lee Unkrich se souvient aussi de la panique de l'équipe de Toy Story 2 (1999) lorsqu'elle a réalisé que la date de sortie approchait mais que l'histoire ne fonctionnait pas.

L'équipe a retrouvé son mojo après que Steve Jobs, mort en 2011, eut confié à Unkrich que ce dont il était le plus fier avait toujours été conçu dans l'urgence et le manque de moyens, «quand les gens avaient uni leurs forces et fini par mener à bien leur tâche».

Coco est le premier d'une série de films aux concepts totalement nouveaux mis en chantier depuis que Pixar a annoncé une pause dans les suites de sagas à succès après Toy Story 4, prévu pour 2019.

Malgré l'expérience du studio, devenu une référence absolue du film d'animation, Lee Unkirch avoue que chaque nouveau projet plonge Pixar dans des eaux inconnues: «Il n'y a aucune garantie qu'il va fonctionner». «Nous espérons juste que le reste du monde l'aimera».




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