Relance d'Excentris: MK2 se retire, Cinéma Parallèle fait faillite

Incapable de conclure un plan économiquement viable pour relancer la vocation... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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Incapable de conclure un plan économiquement viable pour relancer la vocation cinématographique du complexe Excentris, sur le boulevard Saint-Laurent, le groupe français MK2 se retire du projet et prévoit s'établir ailleurs à Montréal.

Du même coup, l'organisme à but non lucratif Cinéma Parallèle, qui est propriétaire d'Excentris, fera officiellement faillite le 5 mai prochain.

«J'ai participé à chaque étape du projet [de relance]. Je voulais sauver le Parallèle, obtenir la meilleure valeur pour l'immeuble et m'assurer que la diffusion du cinéma d'auteur soit maintenue. (...) Aujourd'hui, c'est une triste journée pour nous, mais je me réjouis de savoir que MK2 veut tout de même venir ailleurs à Montréal», a affirmé à La Presse la directrice générale du Cinéma Parallèle, Hélène Blanchet. 

Depuis plusieurs semaines, MK2, le mécène Daniel Langlois et la Société de développement Angus travaillaient sur un modèle d'affaires afin d'acheter l'Excentris et de construire un édifice adjacent au complexe existant, pour ajouter six nouvelles salles. Le plan, qui incluait également l'intégration possible d'un hôtel, de restaurants et de cafés, était estimé à 15 millions de dollars. Or, avec le passif du Cinéma Parallèle (un peu plus de 4,3 millions de dollars), les investisseurs français ont finalement conclu que l'aventure était trop risquée. 

«Nos études ont démontré que ce n'était pas rentable de s'installer à l'Excentris. Nous voulons toujours venir à Montréal, mais ailleurs. D'ici la fin de l'été, nous espérons identifier un terrain avec l'espoir d'ouvrir un complexe cinématographique comme nous en avons à Paris d'ici 2018», a expliqué à La Presse le président de MK2, Nathanaël Karmitz. 

Selon Hélène Blanchet, la morosité économique du boulevard Saint-Laurent, particulièrement sévère entre les rues Sherbrooke et l'avenue des Pins, est un des facteurs qui explique en partie l'échec du projet. 

«En développement urbain, il y a des cycles. En ce moment, ce tronçon de la rue est dans un bas de cycle. Il faut faire quelque chose. Il faut une dévaluation foncière. Les propriétaires s'attendent à des montants qui ne correspondent plus à la vitalité commerciale de la rue», a estimé la directrice générale du Cinéma Parallèle. 

L'organisme, qu'elle a tenu à bout de bras au cours des derniers mois, sera officiellement placé en dormance, a-t-elle expliqué, une fois que les créances remboursées selon les dispositions de la Loi sur la faillite. Aucun plan de relance n'est prévu. «Nous sommes épuisés», a affirmé Mme Blanchet. 

Les principaux créanciers du Cinéma Parallèle sont la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), qui deviendra à terme propriétaire de l'immeuble, la Caisse d'économie solidaire Desjardins, qui touchera aux montants de la vente des équipements, ainsi que le syndicat de copropriété.

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