Dernier hommage à l'actrice Ronit Elkabetz

Les parents de l'actrice Ronit Elkabetz pleurent la mort... (PHOTO AFP)

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Les parents de l'actrice Ronit Elkabetz pleurent la mort de leur fille lors d'une cérémonie commémorative tenue dans une cinémathèque de Tel Aviv.

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Agence France-Presse

Des centaines d'anonymes et de grands noms du cinéma israélien ont rendu un dernier hommage mercredi à la cinémathèque de Tel-Aviv à l'actrice et réalisatrice Ronit Elkabetz, décédée mardi des suites d'un cancer à l'âge de 51 ans.

«C'est un jour triste pour le cinéma israélien, qui a perdu un de ses moteurs», a déclaré Yoël Liba, représentant de l'Association des artistes israéliens, sur la scène de la grande salle de la cinémathèque de Tel-Aviv où le cercueil de l'actrice avait été disposé, recouvert de fleurs.

Son public, ses proches et des amis du cinéma avaient pris place dans la salle, bondée.

Actrice engagée, militante des droits des femmes et critique de la société israélienne, Ronit Elkabetz était devenue, aussi bien devant que derrière la caméra, une ambassadrice du cinéma israélien à l'étranger.

Elle partageait son temps entre Israël et la France, où elle avait tourné plusieurs films dont La fille du RER (2009) d'André Téchiné, aux côté de Catherine Deneuve et dans Cendres et sang (2010) de Fanny Ardant.

L'ambassadeur de France à Tel-Aviv, Patrick de Maisonnave, a rendu hommage «au talent et à la beauté, à la gravité et à la légèreté, à la noirceur et à la lumière», de l'actrice «qui a tant donné à la France».

C'est d'ailleurs en français, que la voix grave de Ronit Elkabetz entonnant dans un enregistrement réalisé peu avant sa mort, L'aigle noir de la chanteuse Barbara a retenti en clôture de cette cérémonie.

«Elle était un diamant noir... elle s'était créé sa propre scène, pour dire ce qu'elle avait à dire, toujours avec grandeur et puissance», a déclaré l'acteur israélien Sasson Gabbaï qui avait partagé l'affiche avec elle dans le film, La visite de la fanfare (2007), prix du jury «Un Certain Regard» à Cannes.

Plusieurs centaines de personnes ont accompagné la comédienne à sa dernière demeure, au cimetière de Kyriat Shaoul de Tel-Aviv.

Visage pâle, cheveux noirs et les yeux toujours soulignés de khôl, Ronit Elkabetz incarnait des rôles de femmes fortes ou à la dérive. Souvent mère à l'écran, elle avait à la ville deux enfants, des jumeaux, nés en 2012.

Son amie proche, l'actrice Yaël Abecassis (Kadosh, Vas, vis et deviens), autre grand nom du cinéma israélien bien connu en France a voulu se souvenir de celle à qui «le monde avait appris l'amour et qui avait appris au monde à aimer».

Son dernier film, Gett, le procès de Viviane Amsalem, coréalisé avec son frère Shlomi Elkabetz, avait été nommé dans la catégorie film étranger pour les Golden Globes 2015.

C'était le dernier volet d'une trilogie familiale initiée en 2004 avec Prendre femme puis Les Sept jours (2007), huis clos autour de la période traditionnelle de deuil dans une famille juive.

Fille aînée d'une famille de quatre enfants, l'actrice était née en 1964 dans le sud d'Israël de parents juifs marocains d'origine modeste.

Sur le plan politique, elle a été critique de la politique d'Israël, notamment lors de l'offensive contre la bande de Gaza durant l'été 2014.

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