13es Sommets du cinéma d'animation: dans toutes ses déclinaisons

Rocks in my Pockets (2014) de Signe Baumane... (Photo fournie par Les Sommets de l'animation)

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Rocks in my Pockets (2014) de Signe Baumane

Photo fournie par Les Sommets de l'animation

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Des vingt courts métrages présentés lors de la première édition, en 2002, le volet montréalais des Sommets du cinéma d'animation est passé à un record en cette 13e édition (du 3 au 7 décembre) avec la sélection de 108 films parmi quelque 700 propositions.

C'est dire que le cinéma d'animation a une tribune, des adeptes et d'excellents porte-étendard, et ce, en dépit du fait que le genre demeure méconnu. Le mot peut en effet évoquer l'image de dessins ludiques esquissés au crayon et qui s'animent au grand écran. Or, le cinéma d'animation se décline de bien des façons, rappelle Marco de Blois, programmateur des Sommets qui ont lieu à la Cinémathèque québécoise.

«Le cinéma d'animation, ça va du traditionnel au numérique en 3D, dit le programmateur. On y retrouve des courts comme des longs métrages, des comédies, des drames, des oeuvres plus documentaires. Le Québec est un joueur majeur dans le cinéma d'animation depuis longtemps et les Sommets constituent une locomotive pour mettre les talents en valeur.»

Ce talent continue aujourd'hui à se développer dans les écoles québécoises. C'est entre autres pour cette raison que les Sommets ont un volet de compétition étudiante et une autre section non compétitive dite Panorama étudiant Québec-Canada.

Voici, en cinq tableaux, un coup d'oeil sur la programmation. Plus de détails à sommetsanimation.com.

Films d'ouverture

Deux femmes signent les films d'ouverture des Sommets. La Québécoise Michèle Cournoyer présente le court métrage Soif et l'Américaine Signe Baumane, son nouveau long intitulé Rocks in my Pockets. «Nous sommes heureux parce que des femmes en animation, il n'y en a pas tant que ça», lance Marco de Blois. Rocks in my Pockets est un récit autobiographique dans lequel l'auteure raconte l'histoire de sa famille aux origines lettones et la transmission de la dépression d'une génération à l'autre. «C'est présenté avec un certain humour, du détachement. Il y a dans ce film des moments très chouettes», assure le programmateur.

Compétition internationale

Une trentaine de courts métrages, répartis dans trois programmes, composent le volet de la compétition internationale. «C'est une année avec plusieurs films où il y a de la neige», constate en riant M. de Blois. Cela mis à part, les sujets explorés sont nombreux et il n'y a pas de thème particulier. Du Québec, on pourra voir Histoire de bus, de Tali, Me and My Moulton, de Torill Kove (produit à l'ONF et préfinaliste aux Oscars), 1000 plateaus de Steven Woloshen, Pilots on the Way Home, de Olga et Pritt Pärn, You Look Like Me, de Pierre Hébert et René Lussier, et Interférence de Claude Cloutier.

Compétition étudiante

«Les étudiants forment la majorité de notre clientèle de spectateurs», indique Marco de Blois. Ce n'est donc pas fortuit si la programmation du festival laisse une belle place aux talents de demain. Cette année, les Sommets accueillent des films en provenance des universités Concordia et Laval, de grandes écoles européennes et américaines. Les oeuvres proviennent des pays Baltes, d'Autriche, de Pologne, de France, de Belgique, etc.

Robert Morgan

Comme tout festival qui se respecte, les Sommets de l'animation ont un volet consacré aux activités spéciales et rétrospectives. Dans celui-ci, il faut souligner la présence du cinéaste britannique Robert Morgan. En six films d'horreur tournés en 15 ans, Morgan a élaboré une technique de tournage avec figurines qui repense le corps et ses métamorphoses. «C'est un peu le David Cronenberg du cinéma d'animation», dit Marco de Blois. M. Morgan sera présent à Montréal le vendredi 5 décembre à la Cinémathèque québécoise (à 21h) pour une rencontre avec le public.

Pionniers japonais

Le Japon est un des berceaux du cinéma d'animation. Et parmi les pionniers, on retrouve Noburo Ofuji et Kenzo Masaoka. Le travail de ces deux réalisateurs a chevauché la Seconde Guerre mondiale. «L'animation est un phénomène culturel et artistique très important au Japon et nous avons voulu aller aux sources», dit Marco de Blois. Ce dernier est très heureux de présenter des copies restaurées de leur oeuvre qui sera présentée et commentée par Ilan Nguyên, un spécialiste français.

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