Cannes: le CNC déplore «l'intransigeance de Netflix»

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Agence France-Presse
Paris

La présidente du Centre national du cinéma (CNC) Frédérique Bredin a déploré mercredi «l'intransigeance de Netflix», qui a «refusé toute sortie» en salle de ses films en compétition au Festival de Cannes, obligeant celui-ci à modifier son règlement.

«Je déplore profondément l'intransigeance de Netflix, qui a refusé toute sortie de ces films en salle. Cette décision empêche les spectateurs français de voir librement ces oeuvres dans les cinémas, comme c'est la tradition», a dit Frédérique Bredin dans un communiqué.

«Il est donc indispensable, comme l'annonce le Festival de Cannes, de modifier le règlement de sa sélection. Dès 2018, tout film en compétition devra obligatoirement sortir dans les salles françaises», a-t-elle ajouté.

«Les plateformes numériques sont en train de devenir des acteurs importants dans le cinéma, mais elles doivent impérativement respecter le modèle français de financement et de diffusion de la création européenne», a-t-elle dit.

Les organisateurs du Festival de Cannes ont informé mercredi n'avoir réussi à «trouver aucun accord» avec le géant américain du streaming sur une sortie en salle de ses deux films en compétition pour la Palme d'or, The Meyerowitz Stories de Noah Baumbach, avec Adam Sandler et Dustin Hoffman, et Okja de Bong Joon-Ho, avec Tilda Swinton et Jake Gyllenhaal.

En l'absence d'accord, le Festival a annoncé une modification de son règlement pour 2018, imposant désormais une sortie dans les salles françaises pour «tout film qui souhaitera concourir en compétition».

Le Festival a précisé que les deux films seraient cependant maintenus en compétition, une décision que Frédérique Bredin juge «respectueuse pour les réalisateurs ainsi que pour les équipes artistiques et techniques de ces deux films».

En France, la réglementation empêche une plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) comme Netflix de sortir un film en salle en même temps que sa diffusion en ligne, un délai de trois ans devant être respecté entre les deux.

Les exploitants de salles s'étaient émus à la suite de l'annonce de la sélection de ces deux films en compétition, craignant qu'ils ne sortent jamais en salle dans l'Hexagone.




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