Cannes: les réseaux sociaux accusés de nuire «à l'esprit» du festival

«Le degré de fantasme que Cannes suscite n'autorise... (PHOTO LOIC VENANCE, ARCHIVES AFP)

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«Le degré de fantasme que Cannes suscite n'autorise pas à écrire n'importe quoi. Sur l'internet, un article est jugé sur son nombre de clics, la civilisation progresse!», déplore le sélectionneur des films de Cannes.

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Agence France-Presse
PARIS

Le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, accuse les réseaux sociaux de nuire «à l'esprit général» du festival et certains journaux français d'altérer «son image», dans un entretien au Film français publié vendredi.

«C'était le premier vrai festival Twitter où chacun décide de dire ce qui lui passe par la tête», estime Thierry Frémaux deux semaines après la clôture du 68e festival.

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«Cela crée une course contre la montre permanente entre les journalistes et ces néocritiques amateurs», ajoute Thierry Frémaux pour qui «faire de la critique, c'est exercer et poser une pensée, ça ne se résume pas à 140 signes écrits à la fin du générique».

«À Cannes, pas sûr que les réseaux sociaux fassent du bien à l'esprit général», juge-t-il.

«Le degré de fantasme que Cannes suscite n'autorise pas à écrire n'importe quoi. Sur l'internet, un article est jugé sur son nombre de clics, la civilisation progresse!», déplore le sélectionneur des films de Cannes.

Il répond aussi aux nombreuses critiques sur la présence grandissante des marques.

«Ces insinuations nous ont choqués, comme l'emballement médiatique autour d'un supposé retour au bling-bling alors que c'est la presse elle-même qui met ces sujets à l'honneur, en trouvant bling-bling cette année ce qu'elle jugeait glamour auparavant... Je suis le premier à déplorer qu'on ne parle pas assez de cinéma», explique-t-il.

«Gilles Jacob [l'ancien président du festival], qui a fait entrer les marques à Cannes, avait défini qu'un financement privé à 50 % du budget était raisonnable», rappelle-t-il.

«Pierre Lescure [président du festival depuis 2014] en a prolongé le principe. Rien n'a changé, l'équilibre est strictement le même et nous ne voulons pas, en temps de crise, faire appel à davantage d'argent public. Électrolux est parti, Kering est arrivé. Aucune marque ou logo sur notre affiche, ni sur les écrans: c'est unique au monde pour un événement de cette ampleur», fait-il valoir.

Le jour de l'annonce de la sélection, Pierre Lescure avait annoncé les partenariats, et notamment l'arrivée de Kering (ex-PPR), avant que ne soit dévoilée la liste des films en compétition.

La présidence de Pierre Lescure «débute vraiment maintenant. J'ai aussi l'impression que pour moi quelque chose commence. On va faire du bon travail ensemble, ajoute M. Frémaux.

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