Berlinale: Isabelle Huppert, prof de philo en crise dans L'Avenir

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Mia Hansen-Love

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Agence France-Presse
BERLIN

L'actrice française Isabelle Huppert a présenté samedi au Festival du film de Berlin L'Avenir de Mia Hansen-Love, dans lequel elle interprète une professeure de philosophie confrontée à une liberté nouvelle lorsque son mari la quitte.

Ce cinquième long métrage de Mia Hansen-Love (Le père de mes enfants, Eden) est l'un des deux films français en lice pour l'Ours d'or qui sera décerné le 20 février, avec Quand on a 17 ans d'André Téchiné.

«C'est l'histoire de quelqu'un qui trouve des ressources intérieures, en elle-même, qui d'une certaine manière n'attend rien des autres», a expliqué Isabelle Huppert lors d'une conférence de presse.

«Ce que j'ai trouvé de très réussi, de très enthousiasmant dans ce film, c'est le fait qu'elle (Mia Hansen-Love) fasse un film sur un univers qui au fond est très peu traité au cinéma. Elle fait le portrait d'une intellectuelle», a-t-elle ajouté, regrettant que «de plus en plus il y ait une crainte de se confronter à ce genre d'univers».

Son personnage, Nathalie, mère de deux grands enfants, partage sa vie entre sa famille, ses cours, l'un de ses anciens élèves (Roman Kolinka) et sa mère très envahissante (Edith Scob).

Mais un jour, son mari (André Marcon), également professeur de philosophie, lui annonce qu'il la quitte pour une autre femme. Soudain seule, Nathalie va devoir apprendre à gérer sa nouvelle vie.

Après avoir parlé de la jeunesse dans plusieurs de ses précédents films, Mia Hansen Love, 35 ans, elle-même fille de professeurs de philo, choisit ici de montrer les questionnements d'une femme mûre face à une situation qui fait chavirer sa vie.

«Pour moi, il n'y a pas forcément une différence de nature entre ce film-là et mes précédents, même si c'est un personnage sans doute très différent de ceux de mes premiers films, où l'on voyait des adolescents. Mais au fond c'est la même inspiration, qui a à voir avec le passage du temps, le rapport au destin et la quête de sens», a indiqué la réalisatrice.

«On m'a souvent dit que mes films étaient autobiographiques, mais finalement, c'est le premier film que je fais réellement sur le monde dans lequel j'ai grandi», a-t-elle ajouté.

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