30e FICFA: faire vivre le cinéma francophone en Acadie

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La 30e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) s'amorce aujourd'hui à Moncton (jusqu'au 18 novembre). La Presse en a profité pour discuter de l'avenir du cinéma francophone, tant dans sa production locale que dans sa diffusion, avec le directeur général Marc Gauthier.

Q: En quoi votre festival comble-t-il un besoin en matière de cinéma francophone?

R: Depuis son lancement, on a pu voir certaines améliorations quant à la diffusion du cinéma francophone en salle, surtout ces dernières années. Mais il reste du chemin à faire. Les améliorations n'ont jamais pu remplir les lacunes. Le Nouveau-Brunswick, c'est un tiers de francophones et deux tiers d'anglophones. Mais on est très loin d'avoir un tiers de cinéma francophone en salle.

Q: Comment expliquer la longévité du FICFA?

R: Nous ne nous sommes jamais assis sur nos lauriers. Nous aurions pu simplement combler les manques en faisant une revue des meilleurs box-offices de l'année. Au contraire, le festival s'est donné une programmation digne d'un festival international. Il se veut généraliste avec des titres grand public, mais il présente aussi des documentaires pratiquement inconnus qui n'auraient jamais joué ici. Je vous donne en exemple le film roumain Fratia [La fraternité] de Catalin Farcas que nous présentons en première mondiale.

Q: Quelle est la place du cinéma québécois dans votre programmation?

R: Il en occupe environ le tiers. D'une année à l'autre, le contenu canadien de la programmation oscille entre 50 et 60 %. Le cinéma québécois se distingue par sa qualité. Par ailleurs, on fait une énorme place aux courts métrages dans notre programmation et ceux du Québec ont connu un essor incroyable dans les dernières années.

Q: Le FICFA a-t-il des cinéastes chouchous?

R: Le documentariste Richard Brouillette [L'encerclement] est venu quelques fois. Il a été membre du jury. Il a déjà remporté le prix La Vague du meilleur documentaire. Un autre qui a brillé par sa présence dans la programmation est Denis Côté [Boris sans Béatrice]. C'est un gars du Nouveau-Brunswick.

Q: Que dire de l'état de santé du cinéma acadien?

R: Il est un peu surprenant de voir une telle explosion du cinéma acadien cette année [19 oeuvres]. Il y a quelques années, la production locale avait chuté en raison de l'abolition d'un programme de crédits d'impôt. Depuis, il y a eu reprise et beaucoup de gens se sont lancés dans la production de courts. Je ne sais pas quel impact nous avons eu, mais depuis 2011, nous avons des projets de création pour produire des courts métrages à micro-budget. Je crois que cela a montré que le court pour être un excellent véhicule d'idées.

Q: Êtes-vous optimiste pour l'avenir?

R: Très optimiste. On a une petite baisse de notre budget cette année, mais ça ne me fait pas peur. On a toujours avancé de façon modeste. Maintenant, nous sommes établis et connus. On a beaucoup de rayonnement et j'ai beaucoup moins de difficulté à expliquer ce que nous faisons à des fonctionnaires ou des bailleurs de fonds.

Le FICFA en bref

Bon an, mal an, les activités du FICFA attirent entre 15 000 et 18 500 spectateurs. Hors saison, le festival travaille avec un personnel de 2,5 employés. Son budget tourne autour de 500 000 $. Au FICFA depuis l'été 2003, Marc Gauthier en est devenu le directeur général au début de 2013.

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