Brooklyn Village remporte le Grand Prix du Festival de Deauville

Ira Sachs (Brooklyn Village), Anna Rose Holmer (The... (PHOTO CHARLY TRIBALLEAU, AFP)

Agrandir

Ira Sachs (Brooklyn Village), Anna Rose Holmer (The Fits) et Matt Ross (Captain Fantastic)

PHOTO CHARLY TRIBALLEAU, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
DEAUVILLE

Brooklyn Village d'Ira Sachs a remporté le Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville, dans l'ouest de la France, où le Prix du Jury a été remis à deux films critiques de l'American Way of life, Captain Fantastic de Matt Ross et Wiener-Dog de Todd Solondz.

Brooklyn Village raconte l'histoire d'une famille de Manhattan qui hérite d'une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine.

Les garçons des deux foyers vont se lier d'amitié, mais les rapports entre leurs familles vont se dégrader dès que les nouveaux arrivants vont réaliser que le loyer versé par Leonor est bien en dessous du marché.

Brooklyn Village est la 8e réalisation d'Ira Sachs qui était déjà présent à Deauville il y a deux ans, avec Love is strange, en compétition.

De leur côté, Captain Fantastic - deuxième long métrage de l'acteur Matt Ross-- et Wiener-Dog jettent un regard acerbe sur le mode de vie américain.

Le premier conte l'histoire d'un père de famille charismatique, interprété par l'acteur américano-danois Viggo Mortensen (The Lord of the Rings), qui fait vivre dans les bois, à la dure et à l'écart de la société, sa femme et ses six enfants.

Leur vie à la fois sauvage et érudite est aux antipodes du style de vie américain, fait de surconsommation et de divertissement.

Mais tout va se fissurer quand la mère, Leslie, admirative de son «Fantastic» compagnon, sans être une adepte à 100 % de ses convictions, doit être hospitalisée pour des problèmes neurologiques qui vont la pousser au suicide.

Une cabine de plage pour Stanley Tucci

Wiener-Dog est une chienne innocente et courte sur pattes qui va passer, bien malgré elle, de famille en famille, toutes très différentes.

Le réalisateur Todd Solondz, déjà prix du jury à Deauville en 1995 pour Welcome to the Dollhouse, a fait beaucoup rire avec son humour grinçant et des portraits caricaturaux de ces Américains, égoïstes, qui ont un moment en charge l'animal, banal objet de consommation dont on finit par se débarrasser quand il commence à trop gêner.

Outre le Prix du Jury, Wiener-Dog a reçu le Prix de la Révélation.

Parmi les 14 films en compétition cette année, c'est The Fits qui s'est vu décerner le Prix de la Critique.

Premier long métrage d'Anna Rose Holmer, The Fits raconte l'histoire de Toni, 11 ans, une jeune fille qui s'entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu'à l'étage au-dessus, un groupe de filles apprend une variante très physique du hip-hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse.

Le Prix d'Ornano-Valenti - réservé, lui, aux auteurs français - a été attribué à Willy 1er de Ludovic et Zhoran Boukherma.

Enfin, le Prix littéraire Lucien Barrière a récompensé Stewart O'Nan pour West of Sunset.

Le festival a rendu hommage à Michael Moore, dont le nouveau documentaire Where to invade next a été présenté. Le réalisateur, Palme d'or à Cannes en 2004 pour son film Fahrenheit 9/11, a été contraint d'annuler sa venue à Deauville, pour raison familiale.

Le festival a aussi rendu hommage à l'acteur et réalisateur Stanley Tucci. Venant pour la quatrième fois à Deauville, il a inauguré une cabine de plage à son nom, sur les planches de la station balnéaire, une tradition du festival.

Partager

publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

publicité

Autres contenus populaires

image title
Fermer