Eye on Juliet de Kim Nguyen: un plateau, trois continents

Le Québécois Kim Nguyen (au centre) dirige Lina... (Photo Sébastien Raymond, fournie par Item 7)

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Le Québécois Kim Nguyen (au centre) dirige Lina El Arabi et Joe Cole dans Eye on Juliet, qui devrait prendre l'affiche le printemps prochain.

Photo Sébastien Raymond, fournie par Item 7

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Le réputé cinéaste québécois Kim Nguyen recourt à la magie du cinéma ces jours-ci pour transformer un ancien édifice pharmaceutique, perdu dans le coeur industriel de Laval, en un univers unissant la ville de Detroit et le désert du Maroc dans une déchirante histoire d'amour. Visite du plateau.

Amour et pipelines

«C'est l'histoire de Gordon [Joe Cole], un jeune homme basé à Detroit, qui surveille des pipelines situés dans le nord de l'Afrique, maniant à distance des robots-araignées. Quand le film commence, il vient de se faire larguer par sa copine et se pose des questions sur les relations amoureuses modernes. Puis, en observant le désert, il découvre le lieu de rencontre d'un couple interdit unissant Ayusha [Lina El Arabi] à un jeune homme, elle qui est pourtant promise à un mariage forcé. [...] Alors, plutôt que de surveiller le pipeline, il surveille les amoureux, et communiquera éventuellement [avec eux] pour les soutenir», explique Kim Nguyen, réalisateur et scénariste.

Du Maroc à Laval

Pour ce nouveau long métrage de Kim Nguyen, dont la résonance des oeuvres dépasse les frontières du Québec (son film Two Lovers and a Bear a été chaudement applaudi au printemps au Festival de Cannes), le plateau de tournage se déplace du désert du Maroc au quartier industriel de Laval, puis à Paris. Trois pays pour une seule histoire réflexive sur les relations amoureuses, qui prend racine en Amérique et dans le Maghreb. «Ce qui est vraiment génial au Maroc, c'est qu'il y a d'énormes projets américains qui sont tournés là-bas, ce qui nous permet de bénéficier d'équipes qui ont travaillé sur ces grandes productions», résume le cinéaste québécois rencontré par La Presse.

Joe Cole en vedette

Intense et authentique. C'est ainsi qu'il faut qualifier l'acteur britannique Joe Cole (Green Room, Skins, Peaky Blinders), qui tournait cette semaine à Laval lors du passage de La Presse une scène hautement dramatique, où son personnage, Gordon, se fait pincer par son patron, Peter (le Canadien Brent Skagford), en train d'épier un couple d'amoureux au Maroc, plutôt que de surveiller les pipelines. Pour s'immerger dans la tension anxiogène du personnage, Cole s'enrage et frappe placards et chaises avant que les caméras tournent. Les émotions qui sont ensuite livrées à l'écran sont surprenantes: l'intensité dramatique se lit dans ses yeux et ses tics.

«Kim, il est génial»

Les acteurs du film Eye on Juliet rencontrés cette semaine à Laval étaient unanimes: travailler avec Kim Nguyen (Rebelle, Two Lovers and a Bear) est une véritable partie de plaisir. «Il crée un environnement sain où l'on se sent en confiance. C'est très agréable et facile d'être sur son plateau», a affirmé Joe Cole. «Kim, il est génial. Il a une vision claire de ce qu'il veut, mais il laisse aussi beaucoup d'espace pour jouer avec le script avec la collaboration de l'équipe. C'est une construction commune», a ajouté Bret Skagford. «En fait, je n'avais jamais vu ça: il est d'humeur égale, c'est dingue!», s'est exclamée la jeune Lina El Arabi, éclatant de rire. La sortie du film est prévue pour le printemps 2017.

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