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Captain Underpants-The First Epic Movie: vive l'indiscipline!

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Sonia Sarfati
La Presse

Plus censuré dans les bibliothèques américaines que Fifty Shades of GreyCaptain Underpants arrive sur les écrans. Et c'est pour les enfants ! Petite histoire d'un (super) héros qui a survécu à la chasse aux sorcières.

Le réalisateur David Soren... (PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE) - image 1.0

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Le réalisateur David Soren

PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE

Captain Underpants. Devenu Capitaine Slip en France et Capitaine Bobette au Québec. Un nom qui ressemble à une blague de p'tit gars... et c'est presque ça.

Prêts pour une histoire abracadabrante ? La voici. Enfant, Dav Pilkey avait de la difficulté à l'école. Problèmes de concentration. Hyperactivité. Mais un jour, son enseignant remarque à quel point il est concentré. La tête penchée sur son cahier. Le crayon qui se fait aller allègrement. Une bonne chose.

Ou pas.

Le garçon, alors âgé de 8 ans, était en train de dessiner un superhéros. Le sien. Inspiré par la plaisanterie voulant que ce genre de personnage ait l'air en général de porter des sous-vêtements. Bref, un type en caleçon (et cape) s'étalait sur la page. Furax, le prof. « Captain Underpants ? ! Qu'est-ce qu'il y a de drôle là-dedans ? ! »

Il fut le seul à ne pas rire.

Dav Pilkey a alors eu le pressentiment qu'il tenait là quelque chose. Quelque 40 ans plus tard, avec 12 livres publiés depuis 1997 et vendus à 80 millions d'exemplaires, il le sait.

LOIN DES CONVENTIONS

Succès oblige, ce n'était qu'une question de temps avant que tel personnage atterrisse au grand écran. Voici donc, inspiré des quatre premiers tomes de la série, Captain Underpants - The First Epic Movie, que réalise pour DreamWorks le Torontois d'origine David Soren (Turbo) avec, entre autres, la complicité de Mikros Image de Montréal.

« Quand je m'attelle à un projet, je me demande toujours ce qui fait que le résultat sera différent, et je creuse ce filon-là », expliquait-il à La Presse lors de son récent passage à Montréal.

« Ici, il s'agissait de transposer à l'écran tous les trucs non conventionnels qui se trouvent dans les bouquins. »

- Le réalisateur David Soren

Allez, petite récapitulation ! The Adventures of Captain Underpants met en scène deux amis, George et Harold. Le premier invente des histoires, le second dessine. Unissant leurs talents, ils signent une bande dessinée mettant en scène un personnage de leur cru. Le fabuleux (!) Captain Underpants.

Les livres se présentent donc sous forme de romans illustrés « classiques » où certaines pages sont en fait (!) celles de la bédé réalisée par les garçons. D'autres sont des « flip-o-rama » (succession de pages que l'on tourne rapidement afin d'« animer » leur contenu). Etc.

CENSURÉ !

Tout cela est repris à l'écran. « Je voulais donner l'impression que le film avait été réalisé par George et Harold plutôt que par moi », poursuit David Soren. Qui s'est aussi heurté (ouch !) au style naïf et libre de Dav Pilkey. 

Si naïf et si libre que les personnages ne sont pas exactement pareils d'une page - et surtout d'un livre - à l'autre. « En animation, ça ne passe juste pas. » Il a donc fallu uniformiser, tout en conservant l'apparence de spontanéité malgré le carcan de l'image de synthèse. « Nous nous donnions toutefois la permission de faire un film moins "lisse" que ce qui se fait aujourd'hui, afin qu'il soit fidèle à l'esprit d'origine. »

Esprit d'origine dans la forme, mais aussi dans le fond. Et là, attention : en 2012 et 2013, les Captain Underpants se sont retrouvés au sommet du palmarès des livres les plus bannis des bibliothèques américaines. Devant Fifty Shades of Grey, qui arrivait en 4e position.

Oui, c'est vrai. Non, ça ne s'invente pas. Mais on peut demander pourquoi. Vulgarité : les références pipi-caca abondent. Inadmissible ! Violence : Harold et George se défendent contre d'affreux robots en leur assénant des coups de planche. Inacceptable ! Comportement répréhensible - heu... Denis la petite peste, le petit Spirou, quelqu'un ! Et, horreur !, on observe là de la nudité partielle.

En effet, qu'il soit Captain Underpants ou Capitaine Bobette, le héros pas si super de ces albums illustrés (et du film) est en slip (et cape). Et il se trouve qu'il est aussi Mr. Krupp, le vilain principal de l'école que fréquentent Harold et George. Les deux garnements l'ont en effet hypnotisé et « transformé » en manière de justicier.

« D'accord, ces personnages ont un problème avec l'autorité et, oui, il y a une veine rebelle ici. Mais c'est avant tout une histoire d'amitié. En plus, des millions d'enfants ont découvert le plaisir de la lecture grâce à Harold et George. Ce n'est pas rien », note David Soren, qui n'aurait accepté aucun compromis quant à l'essence « de ces livres subversifs, intelligents. Et drôles ». Ça tombe bien, personne ne lui a demandé d'en faire.

Captain Underpants - The First Epic Movie (Les aventures de Capitaine Bobette - Le film) prend l'affiche le 2 juin.




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