The Gallows: jouer au pendu

Le thriller d'horreur The Gallows suit les traces des Blair Witch... (Photo fournie par Warner)

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Le thriller d'horreur The Gallows suit les traces des Blair Witch Project et autres Paranormal Activity en misant sur un pseudo-enregistrement trouvé.

Photo fournie par Warner

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Sonia Sarfati
La Presse

(LOS ANGELES) Environ 100 000$. C'est ce qu'a coûté The Gallows. Un «microbudget» selon les normes hollywoodiennes. «Mais pour nous, c'était une somme énorme. Alors, d'avoir aujourd'hui Blumhouse, New Line et Warner à la production et à la distribution, c'est... c'est un rêve devenu réalité», fait Travis Cluff. «En fait, c'est même plus qu'un rêve, c'est au-delà de ça», ajoute Chris Lofing.

Rencontrés par La Presse juste après leur première conférence de presse à vie - «Vous n'avez même pas idée à quel point tout cela est génial et cool pour nous. Regardez, j'en tremble», avait noté Travis Cluff au moment de la première question -, les deux jeunes hommes étaient fébriles. Heureux. Et fiers, très, de ce thriller d'horreur qu'ils ont écrit et réalisé, et qui suit les traces des Blair Witch Project et autres Paranormal Activity en misant sur le pseudo-«enregistrement trouvé» (found footage). «Nous n'avions pas le choix, pouffe Chris Lofing. Nous n'avions pas les moyens de faire autre chose.»

D'accord. Mais le producteur Dean Schnider, qui a présenté le projet à Blumhouse (la maison derrière les Insidious, Paranormal Activity et autres franchises d'horreur à petit budget), tient ici à apporter une nuance: «Jason Blum m'a dit voir tout ce qui se fait dans ce genre et combien il y a beaucoup plus de mauvais que de bon là-dedans. Il s'en fait énormément, car les gens croient que comme c'est à la portée de tout le monde, c'est facile à faire. C'est faux. Il est extrêmement difficile de faire un bon found footage

«Et aujourd'hui, il est encore plus difficile d'en faire un original et différent: tout - ou presque - a été essayé», indique Travis Cluff.

Ils sont donc partis d'une «histoire vraie» que le père de Chris Lofing racontait à son fils: «Je viens d'une petite ville que personne ne connaît, Beatrice, dans le Nebraska, raconte ce dernier. Et la rumeur veut qu'autrefois, un élève se soit pendu là par accident, sur la scène, pendant une pièce de théâtre.»

Un point de départ assez choc et choquant pour leur permettre de planter et de faire pousser leur histoire. Qui commence exactement comme ça. Une troupe étudiante. Une représentation qui tourne très mal. Il s'appelle Charlie. Son personnage est condamné à la pendaison. La trappe se déclenche. Le garçon meurt. Panique générale.

Naturel recherché

«Nous avions des dizaines de figurants pour cette scène et ils ne savaient pas à quoi s'attendre, d'où la réaction spontanée», raconte Travis Cluff. 

«Mais nous voulions le même type de réaction de la part de nos acteurs. Nous avons déclenché la trappe plus tôt que prévu», fait Chris Lofing. Ça a marché. Le naturel et l'affolement sont sur tous les visages, dans tous les cris.

Fondu au noir. Saut de 20 ans dans le temps. L'école secondaire de Beatrice - oui, on a gardé le nom du village de Chris Lofing - a décidé de rendre hommage au défunt. En rejouant ladite pièce. Tordu? En effet. C'est ça - aussi - l'école secondaire.

Ainsi se forme un quatuor. Ils s'aiment et/ou se détestent. Et, à la veille de la représentation (que l'on devine fatale... mais pour qui?), ils se rendent à l'école pour jouer un (mauvais) tour. Qui se retournera contre eux, évidemment. Prisonniers entre ces murs et dans ces couloirs familiers de jour, qu'ils découvrent terrifiants de nuit, ils vont lutter pour leur (sur)vie.

Pour les incarner, des acteurs inconnus - on s'en souvient: pas de budget - qui ont été choisis «parce qu'ils se sont instantanément identifiés aux personnages. Et pour faciliter encore plus la transition, nous avons donné leur prénom à celui ou celle qu'ils incarneraient», explique Travis Cluff, qui, lui, est de Fresno, en Californie, où il a rencontré Chris Lofing venu tourner là le court métrage grâce auquel il obtiendrait son diplôme de réalisateur de la New York Film Academy.

Le premier a même servi de cascadeur au second. De l'amitié ainsi formée est née la maison de production Tremendum Pictures. Dont The Gallows est le premier fruit. 

«Mais nous développons en ce moment deux projets de longs métrages et une série télévisée», ajoute Chris Lofing. De l'horreur pour le grand écran. De la science-fiction façon Inception ou Minority Report pour le petit.

Bref, petit budget, mais grandes ambitions.

The Gallows (La potence) prend l'affiche le 10 juillet.

Les frais de voyage ont été payés par Warner Bros.

La parole aux acteurs

PFEIFER BROWN EST PFEIFER, «elle dirige le département de théâtre et je peux complètement m'identifier à ça: j'ai toujours aimé jouer et chanter. Mais là où on diffère, c'est qu'elle est hyper perfectionniste, ponctuelle, très «contrôlante». Je ne suis pas comme ça. La ponctualité, en particulier, n'est pas ma force».

CASSIDY GIFFORD EST CASSIDY, «la meneuse de claque, la fille qu'on a tous connue à l'école secondaire, la plus populaire et la plus détestée. J'espère ne pas être comme ça! Mais la peur, c'est la peur. La réaction, quand on est terrifié, est universelle, ancrée dans la nature humaine. C'est là que je lui ressemble».

RYAN SHOOS EST RYAN, «celui qui filme tout». «Quand il a demandé s'il pouvait pointer la caméra sur lui, nous avons su que nous avions trouvé notre gars», fait Travis Cluff. «C'est un rôle très cool parce que comme je ne suis presque jamais à l'écran, je pouvais changer mon texte, essayer des choses même après que la scène a été tournée.»

REESE MISHLER EST REESE, «le joueur de football qui, malgré sa timidité, décide de participer à la pièce. Ça me ressemble beaucoup: j'ai joué au football pendant un temps et quand, après m'être cassé le pelvis, j'ai commencé à faire du théâtre, j'étais maladivement timide et malade de trac sur scène. Le gars caché derrière l'arbre, c'était moi.»

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