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Philomena

Philomena

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Résumé

L'Irlandaise Philomena Lee n'a jamais parlé de son séjour de quatre ans au couvent des Soeurs du Sacré-Coeur, ni du dur labeur qu'elle a enduré dans leur laverie, encore moins de l'enfant qu'elle avait eu hors mariage et que ces dernières ont donné en adoption. Résolue plus que jamais à le retrouver, l'infirmière à la retraite avoue son secret à sa fille Jane, qui la met en contact avec le journaliste Martin Sixsmith. Récemment éclaboussé par un scandale qui lui a coûté son poste à la BBC, Martin accepte de se lancer dans cette enquête en compagnie de Philomena, une femme modeste, pieuse et crédule, à des années-lumière de l'homme cynique et pas très gentil qu'il est devenu. Ensemble, ils se rendent au couvent où le destin de Philomena a basculé, mais les religieuses ne leur sont d'aucun secours. Une piste inattendue, dénichée par Martin, leur apprend que l'enfant aurait été vendu à un couple d'Américains. Commandité par un journal populaire désireux de faire paraître l'histoire de Philomena, le tandem monte dans l'avion, direction Washington.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2013-11-29

Classement : Général

Pays : Grande-Bretagne

Distributeur : Les Films Séville

Date de sortie en DVD : 2014-04-15

Genre : Comédie dramatique

Durée : 99 min.

Année : 2013

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Stephen Frears

Montage : Valerio Bonelli

Scénario : Steve Coogan,Jeff Pope

Photographie : Robbie Ryan

Musique : Alexandre Desplat

D'après le livre de : Martin Sixsmith

ACTEURS

Judi DenchSteve CooganCharlie MurphyMare WinninghamMichelle FairleySophie Kennedy ClarkPeter HermannAnna Maxwell Martin

Critique

Philomena : à la recherche du fils (et du sens)

Mario 
Mario Cloutier

Martin (Steve Coogan) est un ex-journaliste cynique, revenu de tout ou presque. Habité de colère en raison de son congédiement d'un poste de conseiller auprès du gouvernement britannique.

À l'opposé, Philomena (Judi Dench) est une noble dame irlandaise, croyante et humaine. Elle aime les romans de type Harlequin et sait pardonner à ceux et celles qui l'ont offensée.

Martin et Philomena mèneront ensemble une quête pour retrouver, jusqu'aux États-Unis, la trace du fils qu'elle a eu, à l'âge de 16 ans au couvent, et qui lui a été arraché par les «bonnes soeurs» pour le vendre - vous avez bien lu - en adoption.

Cette histoire inspirée de faits vécus, écrite et produite par Steve Coogan, est menée de main de maître par le vétéran Stephen Frears. Il réalise ici son meilleur film depuis The Queen (avec Helen Mirren) en 2006.

Philomena, dont le scénario a été salué avec raison au dernier festival de Venise, doit aussi sa réussite à certains détails de mise en scène, à diverses habiletés de montage, mais surtout, au talent exceptionnel de Judi Dench, fort touchante dans sa vulnérabilité, sa naïveté et son empathie.

Filmant sans audace esthétique, Stephen Frears se concentre sur un scénario qui sait mêler humour britannique et drame poignant, parfois au sein d'un même échange entre les deux personnages principaux.

Martin et Philomena, que tout oppose, seront transformés. Ils trouveront un terrain d'entente dans cette recherche du fils perdu et, plus philosophiquement, de sens à la vie.

L'un comme journaliste reprenant du service au nom de la justice, l'autre, simplement parce qu'elle veut savoir si ce fils auquel elle a pensé toute sa vie, aurait, lui aussi, cherché à retrouver sa mère.

Sans lourdeur, Philomena aborde les thèmes de la filiation, des racines, des souvenirs, de l'humilité par opposition au cynisme ambiant et des activités obscures des religieux ayant eu la garde d'enfants il y a une soixantaine d'années.

Les réponses ne se trouvent pas dans les préjugés et les rancoeurs, répond, si justement, Philomena.

* * * 1/2

Philomena. Drame de Stephen Frears. Avec Judi Dench, Steve Coogan et Mare Winningham. 1h38.

Philomena: au nom du fils

Éric 
Éric Moreault

Philomena a fait sensation à la Mostra de Venise d'où il est reparti avec le Prix du scénario, amplement mérité. Il s'agit d'un touchant mélodrame qui explore les puissants ressorts de la filiation, mais aussi ceux de la foi et du pardon dans un contexte choquant. Mais il n'y a pas que ça: il est mis en scène de main de maître par Stephen Frears.

Le long métrage du brillant réalisateur des Liaisons dangereuses et de Sa Majesté la reine est basé sur le livre de Martin Sixsmith, un ex-journaliste de la BBC. Celui-ci relate la quête de Philomena Lee (Judi Dench, encore meilleure que d'habitude, si ça se peut). L'Irlandaise tente de retrouver son fils, 50 ans après avoir été forcée par les Soeurs du Sacré-Coeur à le donner en adoption parce qu'il a été conçu hors mariage. Et après s'être tue sur cet épisode toute sa vie!

La vieille dame, très pieuse, trouve en Sixsmith (Steve Coogan) un allié... intéressé! L'ex-journaliste, cynique et sarcastique, tente de relancer sa carrière. Philomena lui offre une opportunité en or. Quand leur quête sera dans un cul-de-sac, Sixsmith utilisera ses contacts aux États-Unis, ce qui conduira le duo sur la piste d'une découverte renversante qui va ébranler leurs convictions respectives.

Le long métrage a un énorme potentiel dramatique, bien exploité d'ailleurs, mais il présente aussi d'intéressantes réflexions sur la foi, le pardon, la persévérance, les valeurs... et le rôle de l'Église catholique dans un scandale de taille: les religieuses irlandaises vendaient les enfants des filles-mères à de riches Américains tout en étouffant leurs manoeuvres sous une chape de plomb. Il illustre aussi l'hypocrisie de l'Église qui condamnait en chaire les «péchés» de ces jeunes femmes tout en vendant au plus offrant. Le long métrage de Frears a, évidemment, une forte résonance ici...

Un tâcheron aurait probablement pris en otage les émotions des spectateurs en tombant dans le pathos. Frears, lui, a laissé les émotions se déployer d'elles-mêmes, sans les forcer, se permettant même, la plupart du temps, d'utiliser un humour très pince-sans-rire dans la dynamique de ce duo improbable: lui est revenu de tout, elle n'a jamais rien vu. Leur relation distante évoluera, lentement mais sûrement, vers des liens plus filiaux qui resteront quand même marqués par une dose d'incompréhension mutuelle.

Stephen Frears a un sens aigu du cadre et des prises de vue signifiantes. Les retours en arrière, avec des images à la patine délavée, sont d'une crédibilité sans faille. Mais c'est aussi son habileté à diriger ses acteurs, d'un naturel totalement adéquat, qui rehausse la qualité de ce film qui s'adresse autant au coeur qu'à la tête. Et ce, sans chercher à manipuler l'un ou l'autre.

Car, au final, le film de Frears ne porte pas de jugement. Il laisse le spectateur se faire une idée, ce qui n'est pas la moindre de ses grandes qualités. Un des grands crus de 2013.

On aime : les formidables acteurs, la réalisation maîtrisée, l'absence de pathos.

On n'aime pas : -

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Commentaire (1)

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  • J'ai adoré, un des meilleurs films de l'année. Humain, drôle, bien dirigé et filmé. A voir absolument pour nourrir son esprit et son oeil.

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