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      Un Soderbergh «trop gai» pour Hollywood

      Le réalisateur Steven Soderbergh et Michael Douglas qui... (PHOTO GUS RUELAS, REUTERS)

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      Le réalisateur Steven Soderbergh et Michael Douglas qui interprète le rôle de Liberace dans son film Behind the Candelabra.

      PHOTO GUS RUELAS, REUTERS

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      Steven Soderbergh a révélé récemment que son film Behind the Candelabra, sur la vie de Liberace, a unanimement été rejeté par les studios hollywoodiens. Son projet s'est transformé en un téléfilm qui sera diffusé ce printemps sur la chaîne HBO.

      Michael Douglas y incarne le flamboyant entertainer Liberace; Matt Damon, son amant. Le site Indiewire indique que ce nouvel opus de Soderbergh sera vraisemblablement présenté au Festival de Cannes. Cela dit, aucune sortie en salle n'est prévue en Amérique du Nord.

      «Ils ont dit que c'était trop gai», a révélé le réalisateur de Magic Mike, au cours d'une rencontre organisée par la Television Critics Association. «Et cela, après Brokeback Mountain, en passant. Qui n'est pas aussi drôle que ce film. J'étais médusé. Ça n'avait aucun sens. Les studios disaient qu'ils ne sauraient pas comment en faire la promotion. Ils ont eu peur.»

      Le magazine Première trace un parallèle avec l'affaire I Love You Phillip Morris. Cette décapante comédie, dont les têtes d'affiche étaient Jim Carrey et Ewan McGregor, a en effet mis deux ans à gagner quelques écrans en Amérique du Nord.

      Étant donné la notoriété de ses deux acteurs principaux, Jim Carrey et Ewan McGregor, plusieurs se seraient attendus à ce que le film n'éprouve aucune difficulté à se faire valoir sur les écrans nord-américains. Mais voilà. Aux écueils d'ordre financier se sont aussi ajoutées des préoccupations d'une autre nature.

      Dans une scène, le personnage qu'interprète Jim Carrey se livre à de vigoureux ébats sexuels. Cet homme sans histoire, bien marié, bon père de famille et chrétien dévoué, a décidé de se «lâcher lousse» en réalisant ses fantasmes. La séquence se fige juste au moment où l'on aperçoit une partie du visage de son partenaire. «En passant, je suis gai», révèle-t-il.

      Il n'en fallait pas plus pour que certains observateurs dénoncent la frilosité des distributeurs américains en faisant valoir que le récit d'I Love You Phillip Morris s'appuie sur une relation homosexuelle vécue dans un contexte un peu plus subversif. D'aucuns expliquent d'ailleurs la défaite inattendue de Brokeback Mountain aux Oscars en 2006 (Crash a été sacré meilleur film) par un effet de ressac issu de la frange plus conservatrice de l'Académie.

      «Contrairement à l'impression générale, Hollywood est un endroit extrêmement conservateur qui ne fait que prétendre être progressiste», déclarait récemment l'acteur Rupert Everett à la BBC.

      Les révélations de Steven Soderbergh confirment ce constat. Le mandat de Hollywood est de joindre le plus grand nombre de spectateurs possible. Pour y parvenir, on vise le consensus. Sans rien déranger, sans rien bousculer. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles plusieurs séries télé américaines sont désormais plus intéressantes que la plupart des produits préfabriqués qui sortent de l'usine hollywoodienne.

      De son côté, Steven Soderbergh sera tout de même de l'actualité cinéma dès le mois prochain. Son thriller Side Effects prend l'affiche le 8 février.

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