Sanction alourdie pour Gawker, qui devra 140 millions à Hulk Hogan

Hulk Hogan... (AP, Steve Nesius)

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Hulk Hogan

AP, Steve Nesius

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Agence France-Presse
ST. PETERSBURG

Un jury américain a alourdi la sanction du site Gawker, qui devra finalement payer 140 millions de dollars au célèbre lutteur Hulk Hogan, pour avoir diffusé une vidéo dans laquelle on le voit avoir des relations sexuelles avec la femme d'un ami.

Le jury, composé de six personnes, avait déjà condamné vendredi Gawker à payer 115 millions de dollars, mais il a accordé 25 millions de dollars supplémentaires à Hulk Hogan, lors d'une audience dans un tribunal de St. Petersbourg, en Floride.

Sur les 25 millions de dollars supplémentaires accordés lundi, la société Gawker versera 15 millions et son fondateur, Nick Danton, les 10 millions restants.

L'ancien rédacteur en chef du site, A.J. Daulerio, qui avait pris la décision de mettre la vidéo en ligne, payera lui 100 000 dollars de dommages-intérêts.

Le lutteur, âgé de 62 ans, avait estimé que cette vidéo violait sa vie privée. «J'ai été complètement humilié», avait-il témoigné au procès.

Bien que le lutteur ait demandé à Gawker de retirer la vidéo, elle était restée pendant six mois sur le site en 2012 et aurait été vue sept millions de fois.

En raison de cette condamnation Gawker pourrait être contraint à la faillite. Le site a indiqué qu'il allait faire appel de cette décision à son encontre.

Aujourd'hui à la retraite, Hulk Hogan figure parmi les plus célèbres lutteurs américains. Reconnaissable à son bandana noir sur la tête, sa grande moustache blanche et sa croix d'argent sur le torse, de son vrai nom Terry Bollea, Hulk Hogan est devenue une vedette d'émissions de téléréalité.

Le colosse avait fondu en larmes vendredi quand après deux semaines de procès, le jury avait annoncé sa décision de lui accorder 115 millions de dollars de dommages-intérêts, au-dessus même des 100 millions qu'il réclamait.

Les défenseurs de Gawker avaient défendu la liberté d'expression, protégée aux États-Unis par le Premier amendement de la Constitution, et argué que Hulk Hogan se vantait lui-même de ses conquêtes sexuelles dans les médias.

Hogan avait expliqué durant le procès que son ami, une célébrité de la radio surnommée «Bubba the Love Sponge Clem», partisan d'un mariage ouvert, souhaitait que sa femme ait des relations sexuelles avec lui.

Hulk Hogan avait finalement accepté, sans savoir que leur rencontre serait filmée par son ami.

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