SÉRIE DVD/The Americans: quand la guerre froide était hot

La série The Americans, qui met en vedette... (Photo: fournie par la production)

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La série The Americans, qui met en vedette Keri Russell et Matthew Rhys, nous entraîne à Washington dans les années 80, en temps de guerre froide.

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La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage, prouve le rat au lion pris dans un filet. La morale de la fable s'applique de deux façons à The Americans, dont la première saison (13 épisodes, en anglais avec sous-titres anglais ou français) est sortie il y a peu en DVD.

D'abord, il faut laisser le temps à cette série de «s'installer» en nous. Les deux ou trois premiers épisodes ne sont pas des exemples du genre, on se cherche beaucoup et on erre souvent. De plus, il faudra à nous, grands amateurs de séries tous azimuts, ce temps pour se défaire de l'image que l'on a des deux personnages principaux: Keri Russell, c'est encore «trop» l'héroïne de Felicity, et Matthew Rhys, le frère gai de Brothers and Sisters.

L'autre volet «patience et longueur de temps», c'est par ailleurs à eux d'y faire face directement (et à nous, par procuration): créée par Joe Weisberg, qui a passé quatre ans au sein de la CIA, la série nous entraîne à Washington dans les années 80, donc en temps de guerre froide.

Russell et Rhys incarnent ici Elizabeth et Phillip Jennings qui, sous leur couvert de «couple américain ordinaire avec deux enfants, maison de banlieue et boulot routinier», sont en réalité des espions russes. Des taupes qui ont creusé leur tunnel avec patience, au fil des 20 ans qu'ils ont passés aux États-Unis, dont ils sont en apparence des citoyens modèles. En réalité, ils tuent, volent des secrets, manipulent au nom de la mère patrie. Et faire cela dans les années 80, sans téléphone intelligent ni même ordinateur à la maison, exigeait... Comment a-t-on dit, déjà? Patience et longueur de temps. Oh, et débrouillardise!

Bref, une incursion intéressante - et nuancée: ce n'est pas les «vilains Russes» d'un côté et les «bons» Américains de l'autre - dans une page d'histoire pas si ancienne, mais en même temps, du point de vue technologique, à des années-lumière d'aujourd'hui.

Le tout, très sombre (la trahison est à l'honneur, sous tous ses visages), violent (personne n'est à l'abri d'une balle dans la tête), tordu (jusqu'où iront-ils pour obtenir ce qu'ils veulent? Jusqu'au bout, il ne faut pas en douter). Autant de facettes qui, d'épisode en épisode, éloignent les deux antihéros de l'image «familiale» jusqu'ici portée par leurs interprètes.

* * * 1/2

THE AMERICANS. CRÉÉE PAR JOE WEISBERG. AVEC KERI RUSSELL, MATTHEW RHYS, NOAH EMMERICH, ANNET MAHENDRU, MARGO MARTINDALE.




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