Downton Abbey 4: moins social, plus téléromanesque, mais...

La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

La quatrième saison de Downton Abbey (huit épisodes plus le traditionnel spécial de Noël, en anglais avec sous-titres en anglais), lancée en DVD la semaine dernière, poursuit la tendance amorcée dans la précédente, se faisant plus téléromanesque et moins portrait social. Mais l'ensemble demeure d'une telle qualité, entre autres dans son interprétation et dans sa direction artistique, qu'il serait vraiment dommage de tourner le dos à cette riche cohorte de personnages vivant sur le domaine dirigé par le comte de Grantham.

Nous sommes en 1922, six mois après le drame survenu à la fin de la troisième saison. Drame mal amené d'un personnage important - mais il faut excuser cette impression d'improvisation puisque l'auteur Julian Fellowes a été coincé, l'interprète dudit personnage désirant quitter la série.

En ce début de nouvelle saison, le créateur de la série ne voulait pas présenter les habitants de Downton Abbey dans le «gros» de leur deuil, d'où le saut - fort justifié - dans le temps.

L'atmosphère est lourde au manoir, mais la vie commence à reprendre son cours, dans les étages supérieurs comme «en bas», chez les serviteurs (et ici, que ceux qui ne veulent rien savoir sautent les deux paragraphes suivants).

Parmi les arcs dramatiques de cette saison, notons celui qui secoue Bates et Anna: le couple chéri enfin réuni et heureux va être de nouveau ébranlé; une ligne extrêmement bien interprétée, mais qui amène une rupture de ton (trop) brutale (et, d'un point de vue purement «fan», on devine que le retour à la normale sera quasi impossible pour eux, ce qui est trop triste!).

Plus anecdotiques, les percées de la haute technologie (!) dans la cuisine aussi «secouée» par un triangle amoureux mignon, mais sans grande portée, et les manigances du vilain Barrow - oui, encore!

Sentiment de répétition aussi quant au destin de Lady Edith (mais Laura Carmichael, qui campe le personnage, est si formidable qu'on n'est pas à la veille de la laisser tomber) et de trop téléromanesque dans le cas de celui de Lady Mary.

Sinon, oui, il y a ces remarques assassines qui fusent de la bouche de Maggie Smith (on en veut plus!), une apparition de Shirley MacLaine (on en veut plus!) et de son «fils», donc le frère de la comtesse de Grantham, joué par le toujours excellent Paul Giamatti (on l'adopte illico!). Et vivement la suite.

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* * * 1/2

DOWNTON ABBEY 4. CRÉÉE PAR JULIAN FELLOWES. AVEC HUGH BONNEVILLE, MICHELLE DOCKERY, LAURA CARMICHAEL, MAGGIE SMITH, BRENDAN COYLE, JOHANNE FROGGATT.




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