The Following: course folle entre 24 et Hannibal ***1/2

Sonia Sarfati
La Presse

L'homme de télévision Kevin Williamson, qui sait saisir l'air du temps (on lui doit entre autres Dawson's Creek et The Vampire Diaries), voulait créer une série dans la lignée de celle qu'il préfère depuis toujours: 24. C'est donc avec les exploits de Jack Bauer en tête qu'il a imaginé The Following. Et, en effet, il y a là du 24, pour le rythme, la tension - et, incidemment, l'efficacité de la torture (vous voulez les faire parler? Faites-leur mal). On trouvera aussi là des airs de famille avec le troublant Hannibal, pas pour l'esthétisme, mais pour le tueur en série sophistiqué.

Cette première saison (15 épisodes en anglais, avec sous-titres en anglais ou en français) qui sortait hier (juste à temps pour se rattraper afin de plonger dans la deuxième, dont la diffusion commence le 19 janvier sur FOX), nous entraîne dans les pas d'un agent du FBI, Ryan Hardy (Kevin Bacon, convaincant, mais dont le personnage de policier tourmenté n'est plus très nouveau), forcé de sortir de sa retraite afin de remettre la main sur un tueur en série, Joe Carroll (James Purefoy qui, au besoin, peut afficher un charme hypnotisant ou être glaçant de menace sourde), qu'il a capturé huit ans plus tôt et qui vient de s'évader.

Ce que, dans un premier temps, les forces de l'ordre ignorent, c'est que ce professeur de littérature obsédé par Edgar Allan Poe est à la tête d'un culte dont il a recruté les membres pendant ses années d'enseignement et d'incarcération. Des gens prêts à tout pour lui. En particulier, à tuer. Le hic: telle que développée ici, c'est-à-dire mal, cette doctrine demeure floue et peu crédible.

Par contre, les incursions dans le passé des «ouailles» sont en général éclairantes quant à ces personnalités tordues. Si seulement on ne restait pas sur le seuil des portes entrouvertes sur les différents personnages - dont celle qui donne un aperçu de la jeunesse de l'agente Debra Parker, spécialiste des cultes incarnée par l'excellente Annie Parisse! Au lieu de cela, on préfère explorer des histoires d'amour plutôt convenues.

Il reste que malgré ces bémols, The Following est de ces séries qui happent, dont il est impossible de décrocher et qui se prêtent particulièrement bien à la consommation en rafale. En ce sens, Kevin Williamson a atteint son but/rêve.

* * * 1/2

THE FOLLOWING 1. CRÉÉE PAR KEVIN WILLIAMSON. AVEC KEVIN BACON, JAMES PUREFOY, NATALIE ZEA, SHAWN ASHMORE, ANNIE PARISSE.




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