Une Québécoise dans Orange Is the New Black

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Amanda Stephen interprète une Afro-Américaine musulmane dans la populaire série Orange Is the New Black, dont la cinquième saison vient d'atterir sur Netflix. Pour la Montréalaise d'origine, il s'agit d'un premier grand rôle à la télévision.

Comment as-tu décroché le rôle d'Alison Abdullah?

Je suis une actrice établie à New York et l'audition s'est déroulée ici. J'ai passé l'audition un lundi, et j'ai appris que j'avais le rôle le vendredi. Normalement, pour un rôle comme celui-là, tu dois passer deux et même trois auditions. Mais j'ai juste eu à en faire une. Je crois que c'est ma personnalité et les couleurs que j'ai données à Alison qui leur ont plu, et ils ont vu que ça fonctionnerait avec la dynamique des autres filles avec qui j'allais beaucoup travailler.

Es-tu fière de jouer une Afro-Américaine musulmane?

Bien sûr! Je suis très fière de jouer n'importe quel groupe qui n'a pas beaucoup de visibilité, de reconnaissance ou qui est marginalisé dans la société. C'est ce que j'adore d'Orange Is the New Black, les auteurs rendent nos personnages très universels, ça fait tomber les préjugés et les stéréotypes. Entre citoyens, nous avons plus de choses en commun que nous avons de différences. C'est ce que cette émission met en lumière.

Tu sembles beaucoup aimer cette émission. Je me trompe?

J'adore cette émission. Parce que c'est un microcosme du monde dans lequel on vit. Les religions, les opinions politiques, etc. Nous arrivons à mieux comprendre pourquoi les gens agissent comme ils agissent. Pourquoi ils sont ce qu'ils sont. J'ai beaucoup de sympathie pour ces femmes. C'est l'aspect que je préfère d'Orange Is the New Black.

Il y a aussi le fait que ça se passe dans une prison pour femmes.

Oui, c'est l'autre aspect que j'aime le plus de cette oeuvre. J'aime que nous ouvrions les portes d'une prison à tout le monde. Personnellement, je n'y connaissais rien, ça ne fait pas partie de mon monde. Mais en voyant l'émission, on s'aperçoit que tout le monde pourrait se retrouver dans ce milieu. Parce que nous pouvons tous prendre une mauvaise décision, avoir de mauvaises fréquentations ou être au mauvais endroit au mauvais moment. Nous pouvons tous nous retrouver en prison.

Amanda Stephen incarne Alison Abdullah, une Afro-Américaine musulmane, dans Orange Is... (PHOTO K C BAILEY, FOURNIE PAR NETFLIX) - image 2.0

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Amanda Stephen incarne Alison Abdullah, une Afro-Américaine musulmane, dans Orange Is the New Black. On la voit ici en compagnie d'Adrienne C. Moore dans une scène de la série.

PHOTO K C BAILEY, FOURNIE PAR NETFLIX

Pourquoi penses-tu que cette émission est aussi populaire?

Je crois que les gens aiment vraiment voir de la diversité. Et depuis Orange Is the New Black, de plus en plus de chaînes télévisées emboîtent le pas, parce qu'elles voient que le public réagit très bien à cette diversité. Ce sont de vraies femmes, pas juste des femmes inventées par des yeux d'hommes et qui n'ont rien à voir avec la réalité. Tous ces personnages, je sens que je pourrais les rencontrer dans la vie.

Est-ce ton premier grand rôle à la télévision?

Oui, tout à fait. Avant ça, je faisais surtout du théâtre. C'est le cas de la plupart des acteurs à New York, parce que nous avons tellement une importante communauté théâtrale. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai déménagé ici. À partir des planches, des réalisateurs et des producteurs peuvent te voir et t'engager pour d'autres types de projets.

Trouves-tu que c'est difficile d'être une actrice aux États-Unis?

Tu as besoin d'avoir la peau dure dans ce milieu. Pour une réponse positive, tu as 100 refus. Je ne pourrais même pas te dire le nombre d'auditions que j'ai passées.

Tu es originaire de Montréal. Combien de temps as-tu vécu ici?

Je suis née dans l'ouest de la ville, à Kirkland. À 11 ans, j'ai déménagé avec ma mère en Floride, mais je revenais chaque été à Montréal pour passer du temps avec mon père et sa famille. L'été est la meilleure période pour être au Québec : tous les festivals, les barbecues... J'aime tellement cette ville! C'est ma ville!

Parles-tu français?

(En français) Un tout petit peu. Quand je suis à Montréal, ça revient. Mais ici, je ne pratique jamais.




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