TLMEP: Gabriel Nadeau-Dubois l'a eu facile

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« J'étais très bon en 2012 pour dire ce que je voulais pas. Je pense aujourd'hui que je suis un peu meilleur pour dire ce que je veux », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, qui brigue l'investiture de Québec solidaire dans Gouin.

Fournie par ICI Radio-Canada

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Gabriel Nadeau-Dubois ne se jetait pas dans la fosse aux lions en allant à Tout le monde en parle. Le nouveau messie de Québec solidaire ne pouvait faire que bonne impression hier soir, avec un charisme certain et un ton moins provocant que dans son discours de jeudi dernier.

De quoi briser l'image de radical qui le suit depuis le printemps érable? Sans renier son passé, il dit avoir changé et pris de la maturité. «J'étais très bon en 2012 pour dire ce que je voulais pas. Je pense aujourd'hui que je suis un peu meilleur pour dire ce que je veux», dit-il. Pour voir de quel bois il se chauffe, on aurait aimé le voir davantage confronté. Il n'a même pas été question de sa déclaration sur la classe politique qui a «trahi le Québec», décriée par plusieurs depuis jeudi, ni de son hésitation à créer des alliances avec le Parti québécois.

La perspective de «faire les 400 coups politiques» avec Manon Massé comme co-porte-parole de Québec solidaire l'enthousiasme énormément. «Comme duo politique, je ne pourrais pas rêver d'une ‟partner" aussi efficace et intègre que Manon Massé.» L'ancien leader étudiant reconnaît que le parti aura des efforts à faire pour convaincre la majorité silencieuse d'élire plus de candidats. Il déplore le fait que c'est surtout la droite qui s'est adressée à la classe moyenne au cours des dernières années. «On convainc des gens qui font 60 000 $ que leur stagnation est due à des gens qui font 25 000 $ par année. Et les gens qui leur disent ça, c'est des gens qui font 300 000 $ par année. On nommera pas de noms», a-t-il dit, visant certainement des animateurs de radio.

La carte du fou du roi: «On sait que tu es capable de faire couler les érables au printemps, maintenant voyons si t'as assez de sève pour produire du sirop à l'année.»

Visite de Julien Clerc, qui n'avait pas été annoncée, parce qu'il était à En direct de l'univers la veille; ça aurait éventé la surprise. Chaudement accueilli, le chanteur français, qui paraissait un peu éteint, célèbre 50 ans de carrière. Il a choisi de confier à ses fans le choix des 43 chansons de son album compilation, Fans, je vous aime. Sa femme et lui, qui ont près de 30 ans de différence d'âge, se vouvoient encore. «Je n'ai pas le tutoiement facile dans la vie», affirme ce grand mélodiste, qui n'a jamais voulu écrire de chansons.

Il chantait sur les Plaines, le soir de l'attentat de Nice. C'est son ami Robert Charlebois qui lui a appris la mauvaise nouvelle, juste avant qu'il monte sur scène. On a vu Julien Clerc chanter Utile en hommage aux victimes, une séquence très touchante.

Julie Le Breton s'apprête à jouer le rôle... (Photo fournie par ICI Radio-Canada) - image 2.0

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Julie Le Breton s'apprête à jouer le rôle de l'infirmière dans Vol au-dessus d'un nid de coucou au Rideau Vert.

Photo fournie par ICI Radio-Canada

Rose de timidité comme sa robe devant Julien Clerc, l'adorable Julie Le Breton a dit au chanteur être devenue femme en écoutant ses chansons. Et en rêvant de rencontrer un homme qui parlait aussi bien aux femmes. Elle sera l'infirmière méchante dans Vol au-dessus d'un nid de coucou au Rideau Vert. Et oui, elle jouera la scène de l'étranglement, comptant sur un Mathieu Quesnel qui étrangle «avec délicatesse».

Pour la série Victor Lessard du Club illico, elle a porté des «grosses bobettes de gars» pour se masculiniser, mais n'est pas allée jusqu'à prendre du poids, comme le personnage du roman; l'actrice tournait aussi sur d'autres plateaux. Voit-on vraiment toujours les mêmes visages à la télé? «Je ne me vois pas arrêter pour pouvoir laisser la place à quelqu'un d'autre», affirme la comédienne de 41 ans, qui ajoute qu'on ne demande pas à un chanteur d'arrêter de chanter pour en laisser chanter un autre.

Dans la catégorie «entrevue inspirante», belle rencontre avec les joueuses Caroline Ouellette et Ann-Sophie Bettez et leur entraîneuse adjointe, Lisa-Marie Breton, qui ont remporté la Coupe Clarkson avec les Canadiennes de Montréal. Hélas, le hockey féminin manque encore de visibilité, malgré ses succès. «On est fatiguées de ça. On doit continuer à se battre, on doit le dire pour que ça change», affirme Caroline Ouellette. Elle souligne que le match de finale de la Coupe Clarkson a été diffusé à la télé anglophone en direct, mais seulement quelques jours plus tard en français, et en fin de soirée.

Les joueuses Caroline Ouellette et Ann-Sophie Bettez et leur entraîneuse... (Photo fournie par ICI Radio-Canada) - image 3.0

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Les joueuses Caroline Ouellette et Ann-Sophie Bettez et leur entraîneuse adjointe, Lisa-Marie Breton, ont remporté la Coupe Clarkson avec les Canadiennes de Montréal.

Photo fournie par ICI Radio-Canada

Les femmes jouent par pure passion; non seulement n'en vivent-elles pas, mais encore elles ne sont même pas rémunérées pour jouer au hockey. À 37 ans, Caroline Ouellette commence à penser à la retraite. Si elle retourne aux Jeux olympiques, il se pourrait que ce soit comme entraîneuse. Son équipe de filles s'est rendue en finale du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Le Metropolitan Opera avait le même chef depuis 40 ans. Son nouveau directeur musical, Yannick Nézet-Séguin, en deviendra seul maître à bord en 2020, à un moment où l'assistance du Met est en baisse. La musique est beaucoup moins enseignée qu'avant dans les écoles, ce qui peut expliquer le désintérêt de la nouvelle génération. Celui qui dirige l'Orchestre Métropolitain depuis 17 ans est emballé à l'idée de prendre part au spectacle Bonne fête, Montréal, animé par Guy A. Lepage, où son orchestre servira de «house band» à des artistes de tous les horizons musicaux.

Cinquième maître parfumeur en 190 ans de la maison Guerlain, Thierry Wasser voyage partout dans le monde afin de trouver les meilleurs ingrédients pour ses parfums, avec la collaboration essentielle des agriculteurs. Pour Rose nacrée du désert, il est allé jusqu'en Iran. Ne lui présentez pas de papier buvard, il teste ses premiers essais sur lui-même. «Le parfum, c'est la vie, et je le porte sur la peau», affirme ce fin nez. La muse du dernier-né, Mon Guerlain: Angelina Jolie, «trouvée dans les Pages Jaunes», a blagué M. Wasser.




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