L'avenir du petit écran se dessine au MIPTV

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La réalité virtuelle était en vedette au marché télévisuel MIPTV à Cannes.

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Plus de 11 000 professionnels de la télévision se sont rassemblés ces derniers jours à Cannes pour discuter de l'avenir de l'industrie et vendre les concepts d'émissions qui cartonnent dans leurs marchés. Cette année, ce festival du petit écran - le MIPTV - dresse un constat: l'avenir de la télé passe par la mobilité. Tour d'horizon.

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Si le marché de la publicité fluctue grandement, les diffuseurs publics peuvent compter sur d'autres types de revenus - notamment les redevances fournies par l'État - pour boucler leur budget.

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«Génération hashtag»

Les conférenciers du MIPTV les surnomment la «génération hashtag». Ce sont ces jeunes qui publient sur Twitter des commentaires en moins de 140 caractères et qui se fient à ce qu'ils lisent sur les réseaux sociaux afin de choisir leurs vidéos et émissions. Selon Bain & Company, qui donnait une conférence, «les jeunes âgés de 15 à 25 ans ont fait de leur téléphone cellulaire leur nouvelle télévision, avec plus des deux tiers qui écoutent [des vidéos sur cette plateforme] tous les jours». Le succès des producteurs dépendra à l'avenir de leur capacité à rejoindre ces nouveaux consommateurs, disait-on à Cannes cette semaine.

L'avenir des diffuseurs publics

«Netflix [et d'autres acteurs] sont actifs partout sur la planète, alors que les diffuseurs publics sont liés à leur audience locale. La vraie menace qui pèse sur eux est de devenir tôt ou tard obsolètes. Pour contrer cela, il faut des stratégies radicales, notamment ce qu'a fait la BBC3 récemment [en Angleterre] en devenant exclusivement numérique», lit-on dans un document résumant une conférence phare du MIPTV. Si le marché de la publicité fluctue grandement, les diffuseurs publics peuvent compter sur d'autres types de revenus - notamment les redevances fournies par l'État - pour boucler leur budget. Selon une compilation faite par le MIPTV, le Canada se situerait au 19e rang des pays en termes de financement par personne de leur télévision publique, derrière des pays européens, le Japon et l'Australie.

La recette d'un succès

Au Québec, comme dans bien d'autres marchés, les émissions les plus populaires de l'heure sont souvent des «formats», c'est-à-dire des concepts (parfois imaginés à l'étranger, comme Tout le monde en parle ou La voix) dont le succès est phénoménal. Le MIPTV s'est penché sur les ingrédients essentiels à l'«exportabilité» d'un bon format. D'abord, explique-t-on dans un document, il faut «un titre puissant, simple et explicite, facile à comprendre et à se rappeler». Les concepteurs d'émissions doivent aussi bâtir des identités visuelles et sonores fortes et facilement reconnaissables, prévoir une «construction dramatique qui génère du suspense et des émotions», et surtout se différencier de ce qui existe déjà sur le marché. 

Des émissions qui pourraient voyager

Qu'est-ce qui attire l'attention cette année sur la Croisette? La question se pose toujours en marge du MIPTV, à Cannes, où les plus grands producteurs du monde entier sont réunis. Le magazine spécialisé The Hollywood Reporter a effectué une compilation des émissions qui pourraient intéresser d'autres marchés. Ku'damm 56 - Rebel With a Cause, par exemple, est présenté comme un Mad Men allemand évoluant dans l'univers de la danse à Berlin dans les années 50. Wolf Creek, adapté d'une histoire culte australienne concernant des voyageurs backpackers pourrait aussi surfer sur les succès récents de titres comme The Walking Dead, Dexter et American Horror Story, pour se tailler une place de choix.

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