Prostitution: vivre dans 50 nuances de la peur

La réalisatrice du documentaire Le commerce du sexe,... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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La réalisatrice du documentaire Le commerce du sexe, Ève Lamont.

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Danièle L. Gauthier
La Presse Canadienne

Le commerce du sexe, d'Ève Lamont, ne fait pas dans la dentelle. On a beau se douter ou même savoir que c'est un milieu difficile, un «business» à but très lucratif, les images qu'on présente à Télé-Québec, le lundi 25 mai, 20h, nous matraquent. Et si une de ces filles était notre fille, notre nièce, notre petite voisine...

On les recrute à 14-15 ans. Mal aimées, abusées, laissées pour compte, les recrues ne sont pas difficiles à convaincre surtout qu'il y a tellement d'argent à gagner ou alors, on travaille pour ce beau garçon dont on est tombée follement amoureuse et pour qui on est prête à combler tous les insatiables désirs. Les clients, des hommes d'affaires, des gens de passage, issus de toutes les classes de la société, paient entre 20 $ pour une pipe et 500 $ pour une nuit. Les filles «pimpées» peuvent «servir» de 14 à 16 clients par jour pour un chiffre d'affaires de 100 000 $ par an, la peur en sus. Si on ne craint pas les mauvais traitements du client, on vit dans la peur de mécontenter le souteneur.

Traitées comme une marchandise sans valeur, certaines sont réduites à vivre chichement puisque le «beau mec» empoche les bénéfices. Et les promoteurs, pour bien vendre leur produit, expliquent aux clients que «tu peux te commander une fille comme une pizza», comme, par exemple, Valérie, 22 ans, 36C, poitrine naturelle mais n'embrasse pas.

L'âme des villages

La période des vacances débute bientôt et beaucoup de familles sillonneront les routes du Québec. C'est souvent l'occasion de partir à la découverte d'une page de notre histoire lors des arrêts dans les villages et le canal Historia nous en donne l'idée.

À compter du mercredi 27 mai, 20h30, on diffuse une série consacrée au Magasin général qui existe encore dans plusieurs villages. Pour la première émission, on s'est rendu à Saint-Armand, dans les Cantons-de-l'Est. Le magasin n'est pas qu'un simple endroit où se procurer ce dont on a besoin, il est aussi le gardien du temps, le lieu de rassemblement des villageois, le dépanneur. Les propriétaires sont les témoins de l'histoire des familles. André et Maryse, qui ont pris la relève, ont bien su poursuivre l'oeuvre de l'ancien propriétaire qui a dû se résigner à vendre, en 2012, après plus de 45 ans derrière son comptoir.

Véritable musée hétéroclite où on découvre une foule d'objets du passé, on trouve de tout au magasin général pour les besoins actuels: d'une paire de lacets au bloc de sel pour les chevaux, de la prise électrique aux entraves, le magasin général c'est aussi l'épicerie, la quincaillerie, la pharmacie, celle où on peut vraiment y trouver un ami.

La déchéance d'un colosse

La série Monsieur Selfridge prend fin ce samedi, 20h, à Radio-Canada. Suit, à 1001 Vies, 21h, Les secrets des Selfridge dévoilant la vie réelle de Harry Gordon Selfridge, un Américain venu s'installer à Londres pour y créer, par son génie du marketing, un magasin qui a révolutionné le style de vie des Anglaises. Véritable lieu qui ouvre la voie à l'extravagance et libère un tant soit peu les moeurs, le magasin a attiré plus d'un million de visiteurs dès son ouverture. Et pourtant, M. Selfridge, qui a cumulé des millions, les a tous perdus au jeu. Il est mort dans le dénuement le plus complet.

On peut s'attendre à trouver en Inde, pays de plus de 1,25 milliard d'habitants, toutes sortes de pratiques et de croyances tant en matière de religion, d'éducation, de médecine. Philippe Desrosiers, le globe-trotter, a voulu en connaître davantage sur la foi d'un homme qui s'est transpercé les joues pour y insérer une tige de 10 pieds et des crochets pour chaînes dans le dos. Il a rencontré une femme dont les cheveux ont une longueur de sept pieds, des moustachus identifiant une caste et de nombreuses autres particularités propres au pays. Corps et monde, à TV5, ce dimanche, 22h.

Les politiciens, ces têtes de Turc auxquelles les humoristes aiment bien s'attaquer. Ce dimanche, 19h à TVA, André-Philippe Gagnon et Pierre Verville deviennent des hommes de pouvoir qui souhaitent répondre aux demandes de leurs électeurs, des membres de leur parti et de la mafia. Pour les assister dans leur tâche, on a fait appel à Emmanuel Bilodeau, Guy Nantel, Normand Brathwaite, Suzanne Champagne et Louis Tremblay à Juste pour rire. Stéphane Laporte, Janel Leclerc et Julien Tapp signent les textes sous la gouverne de Benoît Chartier.

À RADIO-CANADA: pour entamer la 5e saison de Animo, nous suivons les pas de deux artistes: la comédienne Jacinthe Parenteau et le réalisateur globe-trotter Régis Coussot, lors de leur voyage en Amazonie. Chemin faisant, les voyageurs prennent conscience du piètre état des chiens qu'ils rencontrent, situation devant laquelle ils décident de réagir, ce dimanche, 19h30. Sur une note plus réjouissante, nous retrouvons Michel Barrette et ses belles d'autrefois. C'est à Laurent Paquin et André Ducharme qu'il a demandé Viens-tu faire un tour? en Montérégie, à bord d'une Imperial 1956, ce dimanche, 20h. Et, à 21h, on présente Pénélope McQuade et Jean-Luc Mongrain, formant équipe pour cette émission dominicale consacrée à la rencontre de personnalités liées à des sujets d'intérêt public mais dont on ignorait, au moment d'écrire ces lignes, le nom du, de la ou des premiers invités.

À TÉLÉ-QUÉBEC: parmi les sujets abordés aux Francs-tireurs ce samedi, 20h, Benoît Dutrizac rencontre trois gigolos, Maxime, Blake et Esteban, offrant leurs services sexuels aux femmes. Moyennant un taux établi selon le temps requis pour répondre aux besoins de la dame, ces trois jeunes hommes expliquent ce que leurs clientes attendent d'eux et prévoient que leurs services seront de plus en plus sollicités. Beau Dommage a chanté Le blues d'la métropole il y a 45 ans. Le vendredi 29 mai, 19h30, Michel Rivard et Pierre Huet livrent leur perception de Montréal aujourd'hui à L'espace d'une chanson.

À AMI: le rocker Martin Deschamps est l'invité de Ça me regarde, le mercredi 27 mai, 21h30. Il informe les téléspectateurs sur les activités qui auront lieu dans le cadre de la semaine québécoise des handicapés, du 1er au 7 juin.

À MUSIMAX: qui ont été ces femmes dans la vie des Beatles? Après le film Il était une fois les Beatles, le vendredi 29 mai, 20h, suit, à 21h, un documentaire qui trace le portrait des Femmes des Beatles.

AU CANAL D: l'entente entre des voisins tourne au cauchemar lorsque le chien de l'un mord la fillette d'à-côté à Craindre son voisin, le vendredi 29 mai, 20h.

AU CANAL VIE: Chantal Lacroix reprend du service avec Donnez au suivant dès le lundi 25 mai, 20h.

À SUPER ÉCRAN: Benoît Brière devient, à compter du mercredi 27 mai, 20h, Madame Lebrun, une pas si sympathique bonne femme qui se mêle de la vie de tous et chacun et ne se gêne pas pour émettre des commentaires désobligeants ou des conseils non sollicités.

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