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Les stars d'Hollywood brillent à la télé, l'inverse est moins fréquent

Sarah Jessica Parker et ses copines de Sex and... (Photo CRAIG BLANKENHORN, Archives Bloomberg)

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Sarah Jessica Parker et ses copines de Sex and the City se sont notamment faites discrètes sur grand écran à part dans les films tirés de leur série.

Photo CRAIG BLANKENHORN, Archives Bloomberg

Veronique DUPONT
Agence France-Presse
LOS ANGELES

La télévision ouvre de plus en plus grand ses portes aux vedettes d'Hollywood, comme devrait le montrer la cérémonie des Emmy Awards, lundi, mais pour les vedettes du petit écran le passage au cinéma reste plus difficile.

Kevin Spacey, Jeff Daniels, Matthew McConaughey, Woody Harrelson, Jon Voight... De nombreux acteurs nominés cette année pour un Emmy ont bâti l'essentiel de leur carrière sur grand écran.

Matthew McConaughey, mis en nomination pour l'Emmy du meilleur acteur, a déjà reçu un Oscar l'an dernier pour Dallas Buyers' Club. Kevin Spacey en a déjà reçu deux.

Pour eux, jouer dans une série à succès ajoute encore un peu de prestige à leur carrière.

À l'inverse, pour beaucoup d'acteurs de séries télé à succès, la transition vers le grand écran reste plus difficile.

George Clooney, passé d'Urgences au firmament des vedettes de Hollywood, «est le dernier à l'avoir vraiment réussie», remarque Glenn Williamson, qui enseigne à l'Université UCLA School of Theater, Film and Television.

Gillian Anderson, vedette de X-Files, Sarah Jessica Parker et ses copines de Sex and the City se sont également faites discrètes sur grand écran à part dans les films tirés de leur série, même si Cynthia Nixon, révélée dès les années 80 avec Amadeus, s'est faite remarquer au théâtre.

À part Jennifer Anniston, cantonnée aux rôles de «girl next door» et aux comédies, les ex-vedettes de Friends sont aussi restées au petit écran ou dans des rôles mineurs au cinéma. Le même constat s'applique pour Desperate Housewives et Lost, entre autres exemples.

Certains ont fait toute leur carrière sur le petit écran: Julianna Margulies et David Duchovny, décrochant de nombreux rôles au cinéma, mais aucun qui n'a égalé la renommée gagnée à la télévision.

Kerry Washington, applaudie autant pour Django Unchained de Quentin Tarentino que pour la série Scandal, est l'une des rares à naviguer avec autant d'aisance entre les deux univers, tout comme Claire Danes, découverte dans Angela, 15 ans et starifiée par Homeland, après avoir réussi une carrière longue et variée sur grand écran.

Rôles inextricables

Alors que les séries au long cours Breaking Bad et Mad Men sont terminées ou touchent à leur fin, reste à voir si leurs très populaires premiers rôles, respectivement Jon Hamm (mis en nomination pour l'Emmy du meilleur acteur), et Bryan Cranston (qui l'a gagné trois fois dont l'an dernier), vont transformer cette tendance.

«Peu importe à quel point vous êtes connu, un rôle au cinéma ne dure que deux heures au plus. Souvent les performances un peu atypiques des vedettes sont saluées», souligne Ellen Seiter, professeure de critique à l'université USC.

À l'inverse, des rôles de séries télévisées «nous accompagnent pour des mois, voire des années», et «collent inextricablement à la peau de leurs interprètes», ajoute-t-elle.

Tom Nunan, fondateur de la société de production B.E.E. et professeur à UCLA School of Theatre, Film and Television, remarque toutefois que beaucoup d'acteurs comiques négocient mieux le tournant vers le grand écran que ceux de séries dramatiques, à l'instar de Tina Fey qui, depuis Saturday Night Life et 30 Rock, est devenue une valeur sûre à Hollywood.

Steve Carell, Amy Poelher, Mila Kunis ou Chris Pratt, également venus de l'univers comique à la télévision, voient également leur carrière décoller au cinéma.

Tom Nunan observe aussi que «beaucoup d'hommes et de femmes de 30, 40, 50 ans sont en mesure de trouver des rôles vraiment intéressants à la télévision alors que beaucoup de longs métrages n'emploient que des comédiens très jeunes».

Il ajoute que la moindre diversité des rôles dans le cinéma hollywoodien, qui se cantonne surtout désormais aux «comédies, films d'actions ou de superhéros tirés des BD».

«Les studios américains ne font plus de comédies dramatiques, c'est réservé au cinéma indépendant ou étranger», poursuit-il.

À l'inverse, «l'essentiel du travail de fiction aux États-Unis est maintenant dédié au petit écran, que ce soit les vidéos en flux, le câble, les séries internet, la vidéo à la demande ou les chaînes hertziennes».

Il en ressort un travail de grande qualité, et «il n'est donc pas étonnant d'y voir des vedettes de cinéma du calibre de Kevin Spacey ou Matthew McConnaughey, conclut-il.




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