Rouge Brésil bien accueilli en France

Scène du téléfilm Rouge Brésil, de Sylvain Archambault,... (Photo: fournie par la production)

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Scène du téléfilm Rouge Brésil, de Sylvain Archambault, qui s'est attiré de bonnes critiques dans la presse française.

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La minisérie Rouge Brésil, que signe le réalisateur québécois Sylvain Archambault, a obtenu plusieurs bons - et quelques moins bons - commentaires à la suite de sa diffusion au cours des deux derniers jours sur France 2.

Dans Paris Match, la romancière et historienne Irène Frain donne une excellente note à l'oeuvre. Dans un texte intitulé «Quand la télé fait un bel enfant à l'histoire», elle affirme: «Rarissime qu'un téléfilm vous entraîne aussi loin, et de façon aussi endiablée, dans le temps et l'espace.»

Dans un article titré «Plein les yeux avec Rouge Brésil», Le Parisien parle d'une «passionnante adaptation pour la télévision réalisée par le Canadien Sylvain Archambault». Même enthousiasme du côté de La Croix. «Quand on connaît la difficulté de monter des coproductions internationales, on ne peut que saluer la qualité de cette minisérie en deux volets», dit-on. Le journal salue en particulier le jeu des comédiens Stellan Skarsgard et Sagamore Stévenin.

«Flamboyante fresque brésilienne», titre L'Humanité qui, de son côté, s'extasie devant la musique du compositeur oscarisé Gustavo Santaolalla, qualifiée de «grandiose».

Tournée en anglais, la minisérie (deux épisodes de 90 minutes) est tirée du roman de Jean-Christophe Rufin, qui a obtenu le prix Goncourt en 2001. L'histoire raconte la quête de deux enfants partis à la recherche de leur père, au XVIe siècle, dans la colonie appelée «France antarctique», qui allait devenir le Brésil. Sylvain Archambault (Piché, entre ciel et terre, French Kiss) a passé plusieurs mois à tourner cette série dans la région de Paraty.

Réserves

La diffusion de la série ne suscite toutefois pas l'unanimité dans les médias.

Sur le site Écrans hébergé par Libération, par exemple, on estime que l'oeuvre «suscite un intérêt poli, sans prendre le temps de s'attacher le téléspectateur». On qualifie la minisérie d'«hymne laïco-naturaliste un peu patapouf» et on aurait préféré que les 550 pages du roman ne soient pas «rabougries en deux épisodes de 90 minutes». Tout de même, on estime que les personnages sont «séduisants» et la reconstitution, «minutieuse».

Le Nouvel Observateur est lui aussi réservé et qualifie la série de «décevante malgré de splendides décors».

Le Monde est également assis entre deux chaises: il estime que «le film ne peut restituer toute la richesse du livre», mais ajoute qu'«on se laisse facilement prendre par cette épopée qui nous dépayse comme rarement y parvient la télévision».

Jean-Christophe Rufin est satisfait de la transposition. Dans un entretien au Figaro, il a dit: «J'ai été agréablement surpris, l'essentiel de la dramaturgie du roman était là. À la fois dans l'histoire et dans mon apport romanesque, qui a été conservé même, et c'est normal, si des éléments ont disparu.»

Selon TV Mag, la diffusion du premier épisode, le 22 janvier, a obtenu des cotes d'écoute de 2,8 millions de téléspectateurs, soit 10,3% des parts de marché.

Coproduction France-Brésil-Canada, l'oeuvre sera également adaptée en long métrage.

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