Centre Never Apart: de l'art plutôt que des condos

Le centre Never Apart, dans le Mile-Ex, se donne... (Photo Martin Leblanc, La Presse)

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Le centre Never Apart, dans le Mile-Ex, se donne pour mission de favoriser le changement social grâce aux arts.

Photo Martin Leblanc, La Presse

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Chaque semaine, La Presse présente un repaire culturel méconnu du grand public qui contribue à l'effervescence de la métropole.

Aujourd'hui: le centre Never Apart

C'est quoi? Un espace artistique de 12 000 pi2 consacré à l'art engagé, tendance queer, dans le Mile-Ex.

En quoi ça sort du cadre? Expositions, conférences d'icônes LGBT, magazine mensuel bilingue, événements autour d'une piscine extérieure : Never Apart est un lieu à la fois artistique, créatif et festif.

* * * * *

En poussant la porte qui indique discrètement Never Apart, rue Saint-Urbain, on croirait entrer dans le lobby d'une chic maison du Mile-Ex, quartier branché de Montréal au confluent du hipster Mile End et du multiculturel Parc-Extension. Pourtant, à l'intérieur, une succession de galeries réserve des surprises au visiteur.

Fondé en 2015 par Dax Dasilva, un Montréalais d'adoption originaire de Vancouver, le centre se donne pour mission de favoriser le changement social grâce aux arts.

«Le Mile-Ex est un quartier unique où il y a une forte concentration d'artistes et de gens créatifs.»

«Or, c'est également un des endroits de Montréal où il y a le plus de transformations d'édifices en condos. Plutôt que de suivre cette tendance, j'ai choisi d'investir dans la fondation d'un lieu de création et d'expositions pour les artistes engagés de Montréal et de l'étranger», résume M. Dasilva, qui nous fait visiter les lieux.

Le centre Never Apart, dans le Mile-Ex, a été... (Photo Martin Leblanc, La Presse) - image 2.0

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Le centre Never Apart, dans le Mile-Ex, a été fondé en 2015 par Dax Dasilva, un Montréalais d'adoption originaire de Vancouver.

Photo Martin Leblanc, La Presse

La première exposition a pour titre Non-Binaire. Lissa Rivera, Damian Siqueiros, JJ Levine et Cassils y explorent le thème de la fluidité du genre et des transformations du corps. Audacieuses, les oeuvres exposées détonnent, surprennent et font réfléchir.

«Les galeries du premier étage sont vouées aux changements sociaux et à la prise de conscience. Nous ne traitons pas uniquement d'enjeux LGBT; nous touchons aussi à des sujets comme l'environnement, les cultures autochtones et les communautés culturelles», dit Dax Dasilva, fier que son centre (ouvert au public le samedi après-midi, en plus des événements qui y sont organisés plusieurs soirs par semaine) ait attiré 20 000 visiteurs à sa première année.

Pensé pour le local, tourné vers l'international

Never Apart propose plusieurs expositions d'art technologique, plongeant les visiteurs dans des expériences immersives. Au premier étage, la Moon Room accueille ceux qui veulent se prélasser sur de confortables poufs qui longent les murs d'une pièce plongée dans le noir, avec au centre une gigantesque lune et une musique évanescente propice à la détente.

Au deuxième étage, la Sun Room propose l'expérience contraire.

«Nous avons la même approche que celle qui m'a permis de lancer Lightspeed, qui emploie aujourd'hui plus de 500 personnes dans le monde.»

«Nous sommes au départ une petite équipe, ce qui nous permet de faire beaucoup, beaucoup de choses. Notre présence sur les réseaux sociaux et l'utilisation des technologies nous permettent de rapidement rejoindre un vaste public», explique M. Dasilva, convaincu que le magazine bilingue que Never Apart a lancé sera bientôt une référence mondiale.

Engagé envers la communauté LGBT

Sans être un lieu exclusivement voué à l'art queer, Never Apart fait une grande place aux artistes LGBT dans sa programmation.

Dax Dasilva, ouvertement gai, est particulièrement fier de l'album Colour By Icons, un livre à colorier de pionniers historiques gais et lesbiens.

«Les plus jeunes générations de la communauté LGBT ne connaissent pas leurs héros, car ce n'est pas enseigné à l'école. Ce livre est une façon de leur présenter ceux qui ont marqué notre histoire. Nous avons d'abord fait une exposition ici à Montréal, mais nous sommes ensuite allés présenter le livre à Toronto et à Los Angeles [dans des festivals]. Il y a toujours beaucoup d'enfants qui viennent colorier sous nos tentes, ce qui nous réjouit», affirme M. Dasilva.

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