Mélomanie: Yevgeny Sudbin, Rachmaninov et Thibaut Garcia

Yevgeny Sudbin... (PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO)

Agrandir

Yevgeny Sudbin

PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO

L'écoute passionnée de la musique implique aujourd'hui un très vaste corpus: musique classique, musique contemporaine, chant lyrique, musiques électroacoustique ou électronique, jazz et plus encore. La rubrique Mélomanie fait un survol de l'actualité dans le domaine, deux fois par mois.

Classique, romantique: Yevgeny Sudbin en récital

Considéré comme l'un des meilleurs pianistes de concert de sa génération, Yevgeny Sudbin se produit en récital au coeur de janvier, à l'invitation de la société Pro Musica (et en remplacement de Mikhaïl Pletnev). Né à Saint-Pétersbourg en 1980, le virtuose russe a parfait sa formation en Allemagne, où il a vécu avec sa famille, puis en Grande-Bretagne, où il réside depuis 1997. Au programme de son récital? Sonate en si mineur, Hob XVI: 32, de Joseph Haydn; Six bagatelles, op. 126, de Ludwig van Beethoven; Nocturne en fa majeur, op. 10 no 1, de Piotr Ilitch Tchaïkovski; du même compositeur, Nocturne en do dièse mineur, op. 19, no 4, et deux extraits des Saisons, op. 37a (XI Novembre: Troïka et VI Juin: Barcarolle); Sonate pour piano no 5 en fa dièse majeur, op 53, d'Alexandre Scriabine.

À la Maison symphonique, le 11 janvier, 20 h.

Romantique, moderne, contemporain: Capozzoli joue Duruflé, Bach, Hambraeus, Mendelssohn et Tournemire

L'oratoire Saint-Joseph et la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) unissent leurs compétences pour offrir aux mélomanes une série de récitals consacrés à de grandes oeuvres des répertoires contemporains, modernes, romantiques et plus encore. Le prochain concert dominical mettra en relief l'organiste et claveciniste américain Nicholas Capozzoli, Montréalais d'adoption et doctorant à l'Université McGill. Le musicien se consacrera dimanche à des oeuvres de l'Allemand Felix Bartholdy Mendelssohn (1809-1847), Ouverture de Paulus, op. 36, du Français Maurice Duruflé (1902-1986), Scherzo, op. 2, de l'Allemand Jean-Sébastien Bach (1685-1750), Concerto en ré mineur d'après Vivaldi, BWV 596, du Canadien d'origine suédoise Bengt Hambraeus (1928-2000), Shogaku, ainsi que du Français Charles Tournemire (1870-1939), Deuxième Fresque symphonique sacrée, op. 76.

À la basilique de l'oratoire Saint-Joseph du mont Royal, le 14 janvier, 15 h 30, entrée libre.

Yevgeny Sudbin interprète le Concerto no 1 de Rachmaninov.... (PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO) - image 2.0

Agrandir

Yevgeny Sudbin interprète le Concerto no 1 de Rachmaninov.

PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO

Post-romantique, moderne: Festin Rachmaninov en trois services

Artiste en résidence de l'OSM grâce au soutien de la Fondation familiale Larry et Cookie Rossy, Yevgeny Sudbin se produit dans deux programmes différents cette semaine. Comme il l'a fait hier à la Maison symphonique, il jouera samedi avec l'OSM, sous la direction de Conrad van Alphen, maestro aux origines hollandaise et sud-africaine. Le pianiste y interprétera le Concerto pour piano no 2 en do mineur, op. 18, du Russe Sergueï Rachmaninov (1873-1943), composé au tournant du siècle précédent et dont le thème du deuxième mouvement inspira d'ailleurs Eric Carmen pour la confection de son tube All By Myself. Le programme entier est d'ailleurs consacré au fameux compositeur et pianiste virtuose, associé au post-romantisme et (un peu moins) à la modernité. Ainsi, on a également droit au Trio élégiaque no 1 en sol mineur pour violon, violoncelle et piano, écrit à Moscou en 1892 - interprété cette fois respectivement par Andrew Wan, Brian Manker et Philippe Chiu. La troisième portion de ce festin Rachmaninov - et non la moindre - sera la Symphonie no 2 en mi mineur, op. 27 d'une durée d'environ 60 minutes et composée à Dresde en 1907. Ce soir, cependant, l'exécution du Concerto no 2 de Rachmaninov par Yevgeny Sudbin fait place à celle du flûtiste Benjamin Morency, lauréat du Grand Prix du Concours OSM Manuvie, qui interprétera avec l'orchestre le Concerto pour flûte du compositeur Jacques Ibert, écrit en 1934. Festin Rachmaninov assorti d'un plat français!

À la Maison symphonique, avec Yevgeny Sudbin, le 13 janvier, 20 h; ce soir, 20 h, avec Benjamin Morency.

Classique, romantique: Beethoven et Tchaïkovski, Lewis et Mena

Pour la première fois à Montréal, affirme-t-on à l'OSM, le pianiste anglais Paul Lewis interprétera le Concerto pour piano no 3 en do mineur, op. 37 de Beethoven. Âgé de 45 ans, le concertiste est le fils d'un débardeur de Liverpool... on imagine les efforts déployés par sa famille pour le hisser au rang des interprètes classiques de niveau international. Sa discographie compte plusieurs enregistrements consacrés à Schubert, Mozart, Liszt, mais surtout Beethoven. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner de cette interprétation du Concerto no 3 du compositeur allemand, sous la direction du maestro Juango Mena, originaire du Pays basque espagnol. Également au programme de ces trois représentations, la Symphonie no 6 en si mineur, op. 74, dite «Pathétique», composée par Tchaïkovski. Lorsque présentés en soirée, ces concerts comprennent également l'ouverture de l'opéra Der Freischütz, composé de 1817 à 1820 par l'Allemand Carl Maria von Weber.

À la Maison symphonique, le 17 janvier, 20 h et le 18 janvier, 10 h 30 et 20 h.

Thibaud Garcia... (Photo Marco Borggreve, fournie par la Fondation Arte Musica) - image 3.0

Agrandir

Thibaud Garcia

Photo Marco Borggreve, fournie par la Fondation Arte Musica

Baroque, moderne, comtemporain: Thibaut Garcia, jeune prodige de la guitare classique

Âgé d'à peine 23 ans, le guitariste classique Thibaut Garcia a gagné six premiers prix de concours internationaux: GFA, Oklahoma City (États-Unis) en 2015; Jose Tomas, Petrer (Espagne) en 2014; Sevilla (Espagne) en 2013; Terra Siculorum (Roumanie) en 2013; Ana Amalia, Weimar (Allemagne) en 2011; Valle de Egues (Espagne) en 2008. Natif de Toulouse, ce prodige aux origines franco-espagnoles a fait ses études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe d'Olivier Chassain. À la salle Bourgie, il interprétera Albeniz (Asturias), Barrios (La catedral), Llobet (deux chansons populaires catalanes), J.S. Bach (Chaconne en ré mineur, BWV 1004), Olga Amelkina Vera (The Heaven's Hundred) et Astor Piazzolla (Les quatre saisons de Buenos Aires).

À la salle Bourgie le 17 janvier, 19 h 30.

Jazz: Frenchy jazzy

Depuis cinq ans, le projet French Quarter présente à New York d'excellents musiciens de la scène jazz hexagonale. Puisque ce plateau traverse l'Atlantique tous les mois de janvier, certains de ses artistes profitent de l'occasion, cette fois, pour ouvrir une parenthèse montréalaise. Ainsi, on découvrira le saxophoniste Yacine Boularès et la matière de son album Ajoyo; on pourra voir à l'oeuvre le saxophoniste Samy Thiébault et son quartette se consacrant aux oeuvres enregistrées sur l'opus Rebirth; on fera connaissance avec la pianiste Perrine Mansuy, accompagnée du trompettiste Christophe Leloil. Ce plateau French Quarter est offert aux mélomanes d'ici dans le cadre de la (très mince) programmation Jazz à l'année du Festival international de jazz de Montréal.

À L'Astral le 18 janvier, 20 h.

Kristian Bezuidenhout... (Photo Marco Borggreve, fournie par la Fondation Arte Musica) - image 4.0

Agrandir

Kristian Bezuidenhout

Photo Marco Borggreve, fournie par la Fondation Arte Musica

Classique: Les Violons du Roy: Amadeus et le piano

Pianiste londonien d'origine sud-africaine, aussi virtuose du clavecin et du piano-forte, Kristian Bezuidenhout se joint aux Violons du Roy sous la direction de Jonathan Cohen, afin d'y interpréter deux Concertos pour piano et orchestre de Wolfgang Amadeus Mozart: le no 14 en mi bémol majeur, K. 449 et le no 18 en si bémol majeur, K. 456, soit deux des six concertos pour piano composés par un Amadeus très inspiré durant la seule année 1784. Pour ce programme montréalais illustrant une séquence lumineuse de l'époque classique, les exécutions de ces chefs-d'oeuvre mozartiens s'entrelardent avec la Symphonie no 1 en sol mineur du Danois Christoph Ernst Friedrich Weyse, composée en 1795, et la Symphonie no 80 en ré mineur, Hob. I: 80 de l'Autrichien Joseph Haydn, écrite (aussi!) en 1784.

À la salle Bourgie le 19 janvier, 19 h 30.




Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer