Virée classique de l'OSM: (re)découvrir la musique classique

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En plus d'être porte-parole de la Virée classique, André Robitaille se joint à l'animation de plusieurs événements.

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Stéphanie Dupuis
La Presse

La sixième Virée classique de l'Orchestre symphonique de Montréal s'amorce dans la métropole aujourd'hui. C'est l'« occasion de s'initier à la musique classique », selon le comédien André Robitaille, porte-parole de l'événement pour la seconde fois. Coup d'oeil à la programmation.

André Robitaille porte de nombreux chapeaux, mais pas celui de musicien. Il peut toutefois se prévaloir d'un lien étroit avec la musique classique. Ayant repris depuis près d'un an le rôle de Mozart dans la pièce Edgar et ses fantômes de Normand Chaurette, l'artiste ne pouvait manquer d'accepter pour la deuxième fois le titre de porte-parole du festival. « Je connais tout de la musique classique », lance à la blague André Robitaille, qui se défend d'être un expert en la matière.

Mélomane, il invite les familles et les curieux à prendre part au festival, qui constitue une occasion rêvée pour le public de s'initier à cette tradition. « L'intérêt de la Virée classique, c'est d'aller essayer quelque chose, au lieu de le juger, ou tout simplement de retrouver ce qui nous passionne déjà », ajoute-t-il.

MÊLER LES DISCIPLINES

Selon l'artiste, le public peut s'attendre à une nouvelle façon d'expérimenter la musique classique. Les concerts sont ponctués d'animation, de danse et de théâtre. Entre les prestations, des causeries entre enfants et musiciens sont organisées, tout comme des séances de signatures d'autographe et de rencontres avec les interprètes.

«Il s'agit de briser les barrières [...], de créer la proximité de l'individu et de la musique.»

André Robitaille
porte-parole de la Virée classique

En plus d'être porte-parole, André Robitaille se joint à l'animation de plusieurs événements durant les trois jours du festival, notamment pour la représentation de Porgy and Bess, en soirée d'ouverture, qui espère atteindre les 30 000 spectateurs. « C'est un spectacle qui dure normalement trois heures. Il a fallu couper, donc il fallait quelqu'un pour raconter ce qui a été [retiré] », précise le comédien.

Parmi ses suggestions, le porte-parole cite la soprano Sumi Jo, le comédien Patrice Robitaille, qui prendra part à L'histoire du soldat de Stravinski, ainsi que Lorraine Desmarais pour l'hommage à trois maîtres du jazz.

Quatre tête d'affiche

MARIE-JOSÉE LORDMarie-Josée Lord, artiste pluridisciplinaire d'origine haïtienne, prendra part à l'imposant spectacle d'ouverture du festival, ce soir, au Stade olympique. Elle incarnera Bess, de l'opéra Porgy and Bess. Le compositeur, Gershwin, aurait précisé à l'époque qu'il désirait que les rôles soient confiés à des artistes noirs. En conséquence, la programmation de la soirée, un véritable saut dans les années 20, table notamment sur Gardy Fury, Justin Welsh, le Montreal Jubilation Gospel Choir et de nombreux autres artistes nord-américains. Animé par André Robitaille, ce spectacle est dirigé par Kent Nagano et le choeur par Andrew Megill. « Ce sera grandiose », selon l'interprète, qui expérimente sa première Virée classique cette année.

SUMI JOLa soprano colorature montera à deux reprises sur scène cette année. Elle interprétera, accompagnée au piano de Marie-Ève Scarfone, des oeuvres de Purcell, Vivaldi et Rossini dans une première soirée intime, demain. La native de Séoul, en Corée du Sud, sera de retour le lendemain avec des sonorités asiatiques, style qui offre un contraste marqué avec la soirée précédente. Sumi Jo sera aux côtés de Kent Nagano qui dirigera l'OSM, et Brian Manker au violoncelle. Ils puiseront dans le répertoire de Puccini, de Takemitsu, de Beintus et de Tan Dun. L'artiste se dit très honorée d'avoir été invitée par le chef de l'OSM pour prendre part à la Virée classique, dans une ville « qui respire et dégage un haut niveau de culture », lance la pétillante Sumi Jo.

JEAN-PHILIPPE COLLARDLe pianiste français prendra part à trois concerts au cours de ces trois jours de festival, expérience à laquelle il s'est déjà frotté dans la ville de Reims, en France, qui offre une formule similaire pendant les Flâneries musicales. « Kent Nagano m'a invité personnellement, je ne pouvais refuser », indique l'artiste, sourire aux lèvres. Le musicien montera sur scène une première fois pour interpréter aux côtés des musiciens de l'OSM le Concerto pour la main gauche en ré majeur de Ravel et L'apprenti sorcier de Dukas. Dans une programmation plus chargée, Jean-Philippe Collard, accompagné d'un quatuor à cordes, fera vibrer son instrument au son de Fauré, ce samedi, avant de remonter sur scène en solo pour y interpréter quelques pièces de Chopin, en soirée.

JEAN-WILLY KUNZOrganiste en résidence à l'OSM depuis 2013, l'univers de ce festival n'a plus de secrets pour Jean-Willy Kunz, qui en est à sa cinquième Virée classique. Le musicien donne rendez-vous aux curieux ce dimanche, à 11 h, pour clore les festivités dans un spectacle « très symbolique », selon Kunz, à la Maison symphonique. Le dernier concert du festival, qui « dépasse les frontières du classique », proposera un programme composé entre autres de Brahms, Elgar et Mendelssohn. Ce qui fonde davantage la symbolique est l'union de plusieurs choeurs amateurs et l'Alliance chorale du Québec, dont le premier concert, organisé à Expo 67, mettait de l'avant l'Ode à la joie de Beethoven. C'est sur cette pièce que vont se conclure les festivités de la Virée classique.




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