Une académie estivale pour l'OSM

Kent Nagano compte élargir la mission éducative de... (Photo: Ulysse Lemerise, collaboration spéciale La Presse)

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Kent Nagano compte élargir la mission éducative de l'OSM par la fondation d'une académie orchestrale d'été.

Photo: Ulysse Lemerise, collaboration spéciale La Presse

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L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a profité de l'événement «Je vois Mtl», hier, pour annoncer son intention de lancer une nouvelle académie orchestrale internationale en 2016 en association avec l'Université McGill. L'Orchestre de la Francophonie (OF) a toutefois pris les devants en annonçant le matin même, par communiqué, qu'il s'unissait au Centre d'arts Orford et à son académie d'orchestre pour créer une académie internationale, et ce, dès 2015.

L'idée d'une académie d'orchestre estivale chapeautée par l'OSM vient de Kent Nagano, qui y voit une façon d'élargir la mission éducative de son orchestre. «Nous avons amorcé notre démarche il y a un an et demi et fait des représentations auprès du gouvernement précédent», explique Madeleine Careau, chef de la direction de l'OSM.

La première cohorte d'étudiants sera accueillie en 2016 dans les locaux de l'École de musique Schulich de McGill, qui recevra en priorité de jeunes musiciens de Montréal et du Québec, mais aussi des étudiants internationaux.

Pour le moment, on prévoit que les cours se dérouleront sur deux semaines, juste avant la Virée classique qui a habituellement lieu à la mi-août. Cela permettra à l'orchestre de jeunes formé à l'académie de donner des concerts dans le cadre de la Virée. Plusieurs détails restent à mettre au point, mais l'on sait déjà que Kent Nagano mettra lui-même la main à la pâte en dirigeant les jeunes musiciens.

«Cette association avec McGill est naturelle pour l'OSM puisque 25 de nos musiciens enseignent déjà à l'École Schulich, indique Marie-Josée Desrochers, directrice principale, planification stratégique et relations internationales, de l'OSM.

«Nous pourrions décider d'accueillir seulement 35 élèves la première année pour former un orchestre de chambre et poursuivre la croissance par la suite jusqu'à atteindre de 65 à 70 musiciens. Le cursus permettra d'outiller ces jeunes pour le marché du travail mondialisé qui les attend. On prévoit même aller au-delà des compétences musicales en intégrant des séminaires de gestion de carrière.»

L'OF et Orford s'unissent

Ayant sans doute eu vent de l'arrivée prochaine de ce nouveau concurrent de taille, l'Orchestre de la Francophonie, orchestre à vocation pédagogique fondé il y a 14 ans par le chef Jean-Philippe Tremblay, a décidé de s'unir à l'Orchestre de l'Académie Orford pour créer une autre académie internationale.

La nouvelle entité ainsi formée pourra offrir un programme plus étoffé à ses participants. Ces derniers passeront deux semaines intensives de formation et de répétition à Orford avant d'entreprendre une tournée de concerts d'une durée de cinq à six semaines. Le tout se déroulera sous la tutelle de Jean-Philippe Tremblay et du chef Jean-François Rivest, directeur artistique de l'Académie d'Orford.

Jean-Philippe Tremblay trouve dommage que l'OSM semble vouloir occuper un terrain où des organismes font déjà du bon travail. «Nous vivons à une époque où il faut rassembler les gens, et non les diviser, dit-il. L'OSM est l'un des plus grands ambassadeurs culturels du Québec, mais je ne suis pas certain qu'il y ait de la place pour une autre académie.»

«Il est souhaitable et souhaité par les subventionnaires que les organismes travaillent ensemble et forment des partenariats plutôt que de se faire concurrence», souligne pour sa part Jean-François Rivest.

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