Finley en trois langues

Charles Ives: CDA67 644***, Schumann: CDA67 676****, Ravel:...

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Charles Ives: CDA67 644***, Schumann: CDA67 676****, Ravel: CDA67 728 **

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Claude Gingras
La Presse

Le baryton canadien Gerald Finley est maintenant reconnu comme l'un des grands interprètes actuels de la mélodie. Ses trois derniers disques, réalisés chez Hyperion, nous en apportent une nouvelle confirmation. Il y chante en trois langues, accompagné par son fidèle pianiste Julius Drake.

Pionnier de la musique américaine, l'avant-gardiste Charles Ives composa quelque 200 songs avec piano. Finley en a choisi 30, toutes très courtes (la plus longue fait trois minutes). Une douzaine sont écrites sur des textes plutôt naïfs de Ives lui-même ou de sa femme. Il y a là des ballades sentimentales, des marches patriotiques, des pièces impressionnistes, le tout dans un langage vocal et pianistique parfois assez audacieux. Deux mélodies font intervenir un violon.

 

Propriétaire à New York d'une compagnie d'assurances, Ives était un compositeur «à temps partiel». Les notes nous apprennent même que sa compagnie avait une succursale à Montréal!

Dans le phrasé, dans l'articulation des mots, partout, en fait, Finley apporte aux mélodies de Ives un soin du détail qui leur donne une dimension qu'elles n'ont pas a priori.

Consacré à Schumann, le deuxième disque comprend 29 lieder sur des textes de Heine, soit les 16 qui forment le cycle Dichterliebe («Les Amours du poète») et 13 autres. Finley et son pianiste recréent avec vérité les différents états d'âme imaginés par le poète et le musicien dans le célèbre cycle; ils se maintiennent au même niveau dans le reste du programme. Ainsi, le chanteur passe avec une aisance parfaite du drame de Belsatzar à la contemplation de Die Lotosblume. Sa maîtrise de l'allemand est à signaler.

La quasi-totalité des mélodies de Ravel occupe le troisième disque. Les deux cycles les plus connus, Histoires naturelles et Don Quichotte à Dulcinée, sont chantés, en fait vécus, avec une rare intelligence du texte. Malgré un léger grasseyement, le français est presque parfait. Il y a hélas! bien des platitudes dans ce qui complète le disque et M. Finley n'y est pour rien. Au surplus, la prise de son est affectée d'une légère réverbération, ce qui n'est pas le cas dans les deux premiers disques.

GERALD FINLEY BARYTON, ET JULIUS DRAKE, PIANISTE

TROIS ENREGISTREMENTS, SOUS ÉTIQUETTE HYPERION

CHARLES IVES: CDA67 644

***

SCHUMANN: CDA67 676

****

RAVEL: CDA67 728

**

 




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