Julien Clerc: pour l'amour du public

«On partage une relation respectueuse et agréable, dit... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

Agrandir

«On partage une relation respectueuse et agréable, dit Julien Clerc au sujet de ses admirateurs les plus assidus. Parfois, je veux les faire monter sur scène, mais ils ne veulent pas. Ils ont une certaine pudeur. Je crois que les gens qui vous écoutent vous ressemblent un peu.»

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dans la foulée de son album Fans, je vous aime, Julien Clerc se lance dans une tournée québécoise de plus de 25 dates. Il sera ce soir sur la scène de la Maison symphonique. Entrevue avec l'interprète de Coeur de rocker, qui n'a pas toujours eu une relation aussi fusionnelle avec ses fans.

C'est sur scène, devant ses fans, que Julien Clerc soulignera ses 50 ans de carrière. Un choix tout naturel pour le chanteur qui célèbre ses plus fidèles admirateurs depuis la sortie, en novembre dernier, de Fans, je vous aime, un album double créé pour et par le public du chanteur.

«À la fin de ma dernière tournée, j'ai rencontré un groupe d'une vingtaine de fans très assidus dont les membres organisent souvent leurs vacances autour de mes tournées. Ils sont de différents pays et dorment les uns chez les autres. Ils m'ont vu une bonne centaine de fois, mais m'ont demandé de faire un concert juste pour eux, avec une liste de chansons où ils avaient remplacé tous les tubes par de vraies chansons de spécialistes de mon travail», explique Julien Clerc, qui s'est gentiment prêté à l'exercice.

Une expérience qui lui a donné l'idée de faire participer le public au choix des chansons d'un album double «best of».

«J'ai toujours été assez sauvage»

Si Julien Clerc a toujours eu beaucoup de respect pour son public, il ne s'est pas toujours senti aussi proche de ses admirateurs les plus assidus et a même déjà refusé d'avoir un fan club officiel. «J'ai toujours été quelqu'un d'assez sauvage!», admet-il.

«Quand j'ai commencé à chanter, c'était la fin de l'époque yéyé, et tout le monde avait son fan club. Moi, je ne voulais pas qu'on sache où je serais le mardi à 17 h! Des clubs se sont malgré tout organisés d'eux-mêmes. Mais j'étais du genre à m'enfuir après les concerts», se souvient le chanteur.

«Mes fans me reprochaient d'être trop distant. Quand on a la chance d'avoir une longue carrière, on réalise qu'on accompagne un peu la vie des gens de son pays. Alors, je me suis beaucoup adouci.»

Au fil des décennies, l'interprète de Ma préférence continue d'être stupéfait par le nombre de concerts que ses fidèles peuvent s'offrir, généralement au premier rang. «C'est pour eux qu'on travaille. Alors maintenant, je leur demande leur avis lors des premières dates de concerts. Ce sont ceux qu'il ne faut absolument pas décevoir», précise Julien Clerc.

«On partage une relation respectueuse et agréable. Parfois, je veux les faire monter sur scène, mais ils ne veulent pas. Ils ont une certaine pudeur. Je crois que les gens qui vous écoutent vous ressemblent un peu», observe-t-il.

Alors que sa tournée québécoise la plus récente remonte à 20 ans déjà, Julien Clerc compte bien rattraper le temps avec son public québécois. Les spectateurs de la Maison symphonique pourront inscrire leurs demandes spéciales sur un papier ce soir et les déposer dans des urnes après la première partie, assurée par King Melrose.

______________________________________________________________________________

À la Maison symphonique de Montréal, ce soir, dans le cadre d'une tournée de plus de 25 spectacles au Québec, en juin, en septembre et en octobre.




publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer