Final State: rocker dans les deux langues officielles

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Les membres de Final State ne l'ont jamais caché: dès leurs débuts, ils avaient un oeil sur une carrière internationale, défendant un répertoire entièrement anglophone. Sans renoncer à ses ambitions, la formation de Québec poursuit sa route en développant davantage les liens avec ses fans d'ici, grâce à un nouvel album où le français se faufile sur six titres.

En huit ans, bien des choses ont changé pour Final State. La troupe qui réunit Rick Pagano (chant), Vincent Blackburn (basse), Mathieu Lortie (guitare) et Olivier Bibeau (batterie) a d'abord été indépendante, le temps de deux mini-albums, pour être ensuite hébergée par une étiquette avec son premier enregistrement, C'est la vie. Le groupe s'est distingué au palmarès avec l'extrait Make Up Your Mind, a cumulé les spectacles, ainsi que quelques séjours à l'étranger, notamment à South By Southwest. 

Suffisamment d'expérience, donc, pour savoir où il voulait aller avec son deuxième album. 

D'abord, les quatre complices ont changé de maison de disques, logeant désormais chez St Laurent - une branche de Coyote -, et ils ont décidé de tout faire eux-mêmes. Ils se sont isolés au chalet de la famille de Vincent, dans Charlevoix, afin d'écrire, de composer, d'enregistrer et de réaliser leur deuxième album, homonyme.

«Le fait qu'on l'ait réalisé nous-mêmes, ça nous a permis de mettre nos influences personnelles à 100 %», note Olivier. 

«En s'isolant comme ça, on n'avait pas de réseau [internet], ça nous a coupés du monde extérieur, alors la créativité était vraiment là; il n'y avait que de la musique qu'on pouvait faire», explique Vincent Blackburn.

Écriture à huit mains

Les gars ont travaillé pendant six mois pour donner forme à ce projet. Toutes les pièces sont nées dans ce studio improvisé, tandis qu'une a pris forme lorsqu'ils se sont permis une sortie le long du fleuve, à Saint-Irénée. Une constante, toutefois: les musiciens ont fait gaffe à ne pas accumuler trop de couches sonores, préférant mettre l'accent sur la qualité du contenu et des interprétations.

«Pour nous, c'était important que ce soient des performances incroyables, insiste Mathieu. Que les perfos vocales soient super sincères autant que les perfos musicales. On voulait moins de flafla, que ce soit davantage épuré...»

De cette façon, Final State a aussi mis en exergue les paroles de ses chansons. Tout le matériel existe dans une mouture entièrement anglophone; or, pour l'album, ainsi que pour les spectacles au Québec, six chansons sont proposées dans leurs versions francophones. Ce n'est pas entièrement dans la langue de Molière, car le français cohabite avec l'anglais. Rick a donc dû s'approprier les textes pleinement et les livrer avec beaucoup de naturel.

«On avait déjà fait plusieurs chansons en français, comme Make Up Your Mind, rappelle Mathieu. Depuis qu'on a commencé avec le français, on y a vraiment pris goût, même si Rick, à la base, est anglophone. Pour cet album, on a essayé de mêler l'anglais et le français...»

«On s'installait les quatre pour écrire les tounes en français et les chansons devenaient vraiment quelque chose d'autre, relate Rick. Il y a beaucoup de versions francophones que je préfère aux versions anglophones. Quand il y a quatre personnes qui travaillent un texte, ça paraît!»

Cohérence

Fait intéressant, bien que Final State puisse se distinguer avec ses simples - déjà deux extraits de l'album sont parus, WAYN? et Fever - les gars ont aussi voulu que ce deuxième album ait une cohérence.

Plusieurs vignettes instrumentales sont incluses et viennent lier l'ensemble, de la même manière que les instrumentistes aiment proposer des liens entre leurs compositions dans leurs performances scéniques.

Maintenant que l'album est paru, le quatuor s'apprête à prendre la route. Une tournée s'organise pour les festivals et pour l'automne, sans compter les spectacles que le groupe mijote dans l'immédiat, pour célébrer la sortie du nouveau matériel.

«On a gardé la même équipe que pour la dernière tournée, indique Vincent. On a réussi à mettre des tours de magie de plus, plus d'éclairage et une mise en scène, mais on ne veut pas en dire trop, on garde la surprise!»

Une virée à L.A.

Final State s'est envolé à Los Angeles pour aller tourner les clips des deux premiers extraits de son nouvel album, WAYN? et Fever. «On a fait confiance à la boîte de production des clips, se remémore Vincent. On avait cinq jours pour tourner les clips, on a travaillé super fort là-dessus, on voulait livrer!» Non seulement les gars ont abattu le boulot, mais ils ont fait un arrêt au réputé magasin Norman's Guitars, où ils ont aussi fait une performance qui a été filmée, puis diffusée sur la chaîne YouTube du proprio. Ils y ont également croisé par hasard le compositeur des récents films de Star Wars, Michael Giacchino, qui magasinait une basse pour son fils...




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